ITCEQ : le défi de l’investissement

code de l'investissement

«Le défi de l’investissement», tel est l’intitulé de la dernière étude réalisée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), dans laquelle l’accent a été mis sur un état des lieux et des recommandations.

Ainsi, l’ITCEQ a démontré que l’investissement est structurellement faible en Tunisie. Il a encore chuté depuis 2011, pour atteindre seulement 19% du PIB en 2016, contre un niveau d’investissement des pays asiatiques qui varie entre 30% et 35%.

Toutefois, l’investissement privé représente 55% du total contre 45% d’investissement public. De ce fait, le rapport investissement privé/investissement public n’est que de 1,2 en Tunisie contre 5,1 dans les pays asiatiques et 6,6 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). D’ailleurs, entre 2011 et 2016, le gap entre le taux d’investissement et le taux d’épargne, qui a atteint 11% en 2016, s’est creusé.

Gap entre le taux d’investissement et le taux d’épargne

 

Le total des investissements est réparti, selon la même source, entre 60% au niveau des entreprises, 24% au niveau de l’Administration publique et 16% au niveau des ménages, notamment, le logement.

D’autre part, les résultats de cette étude ont fait ressortir que les obstacles réglementaires à l’entrepreneuriat sont particulièrement élevés. S’ajoute à cela la logique de substitution du travail au capital qui n’a pas permis d’enrichir la croissance en emploi. Et il est fort probable, à l’avenir, qu’une croissance potentielle forte soit synonyme de croissance forte du stock de capital et de l’investissement.

Comment booster l’investissement?

Face à cette situation, l’ITCEQ a dressé une série de recommandations visant à favoriser l’investissement. Il s’agit de conforter puis améliorer la position de la Tunisie dans les technologies de l’information. Pour ce faire, les baisses de prix sont, selon la même source, essentielles à la diffusion de ces technologies et orientées l’épargne vers l’innovation.

Il s’agit également de préserver la profitabilité des entreprises tunisiennes, et ce, en préservant ou améliorant la rentabilité par des baisses de charges sociales, d’impôts indirects et d’impôts directs (IS), ainsi que par le choix d’un bon «policy mix», c’est-à-dire une politique budgétaire maîtrisée.

L’ITCEQ a recommandé, de même, d’alléger la contrainte de financement des petites et moyennes entreprises (PME), tout en adaptant, simplifiant et stabilisant les dispositifs de leur soutien.

Au final, il a été préconisé d’améliorer la concurrence sur les marchés des biens et des services et de préserver la modération salariale. Notons que les réformes structurelles, qui restent une priorité de la Tunisie, permettent de soutenir la demande et obligent les entreprises à améliorer leur profitabilité.

Investissements public et privé en %

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