Encore la rengaine de l’arme chimique : on prend les mêmes et on recommence

Arme chimique Syrie

Des civils qui suffoquent, des femmes et des enfants arrosés à grande eau dans une tentative désespérée de laver les traces des gaz mortels dont ils sont victimes, des vidéos qui en un clin d’œil font le tour du monde, des titres accusateurs du régime syrien affichés en gros caractères par des médias occidentaux qui se soucient comme d’une guigne des preuves de leurs accusations : on prend les mêmes et on recommence.

Un gamin de l’école primaire ne peut pas avaler l’absurdité d’une armée qui ne cesse d’accumuler les succès, qui depuis des mois ne cesse d’écraser les groupes terroristes les uns après les autres, quand le dernier carré des terroristes de la Ghouta orientale est aux abois et accepte de se soumettre aux conditions des vainqueurs, mais qui dans le même temps lance une attaque à l’arme chimique comme ça, sans rime ni raison, sinon pour le plaisir de voir des femmes et des enfants suffoquer et mourir dans d’intenables souffrances!!!

Un gamin de l’école primaire ne peut croire à de telles balivernes, mais des dirigeants qui ont la responsabilité de grandes puissances économiques et nucléaires peuvent croire que Bachar al Assad est derrière cette «énième attaque chimique contre son peuple». La preuve en est dans la longue conversation téléphonique entre les présidents français et américain qui se sont mis d’accord de «ne pas laisser un tel acte odieux impuni».

L’année dernière à Khan Cheikhoun, le même scénario ridicule était à l’œuvre et quelques heures après le lancement de la vidéo par «les bérets blancs», connus pour leurs liens avec les terroristes et les services secrets occidentaux, Trump lança une soixantaine de missiles Tomahawk sur la base militaire de Khan Cheikhoun.

Rappelons qu’à une manœuvre précédente à l’arme chimique, au temps d’Obama, visant à impliquer Bachar et à provoquer une intervention américaine, Trump, alors candidat, conseilla à la Maison Blanche de rester en dehors de cette affaire. Quelques mois après avoir occupé la Maison Blanche, Trump n’hésita pas un instant à faire lui-même ce qu’il mettait en garde son prédécesseur de faire…

Cette dernière manœuvre à l’arme chimique, qui a les mêmes caractéristiques et les mêmes objectifs que les précédentes, a visiblement causé une insomnie au président américain qui lança ce tweet le 8 avril 2018 à 6 heures du matin: « Plusieurs morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque chimique insensée en Syrie. Une zone d’atrocité encerclée par l’armée syrienne qui la rend complètement inaccessible au monde extérieur. Le président Poutine, la Russie et l’Iran sont responsables de leur soutien à l’animal Assad. Un grand prix à payer. Aménager immédiatement un espace pour l’aide médicale et la vérification. Encore un désastre humanitaire pour rien. MALADE!»

Voici un président de la plus grande puissance du monde, dont l’arsenal nucléaire est en mesure de détruire plusieurs fois la Terre, qui se réveille un beau matin, la tête encore embuée par le sommeil, lance des accusations contre les uns et des autres et traite d’ «animal» un président qui depuis sept ans déploie des efforts titanesques pour sauver son pays et son peuple de l’hydre terroriste.

Et on en vient au clou de l’histoire : la victoire de Bachar al Assad contre l’hydre terroriste. C’est cela que ni les Etats-Unis, ni la Grande Bretagne, ni la France, ni Israël, ni l’Arabie saoudite n’arrivent à accepter. Parce que cette victoire réduit en poussières l’objectif stratégique majeur américano-anglo-israélien de transformer le «Grand-Moyen-Orient» en une vaste zone détenue par des pouvoirs dont l’unique mission serait d’appliquer ce qui est décidé à Washington, Londres et Tel-Aviv.

Et qui est-ce qui a aidé Bachar à réduire en poussière cet objectif dont rêve la troïka américano-anglo-israélienne? Oui, c’est bien ça, la Russie et l’Iran. D’où la haine tenace et les provocations incessantes dont sont l’objet ces deux pays.

Le désir pathologique de transformer des changements politiques majeurs dans ces deux pays aveugle l’Occident et met en péril la paix du monde. On ne peut pas ne pas établir de parallèles entre les manœuvres à l’arme chimique en Syrie pour accuser Bachar et celle de Londres contre Sergei Skripal, l’agent double russe, pour accuser Poutine. En Syrie, comme à Londres, les accusateurs se contentent d’accuser sans preuves, l’important pour eux, c’est de réussir, avec l’aide des médias aux ordres, à transmettre leur hystérie anti-syrienne, anti-iranienne et anti-russe à l’opinion internationale.

A un certain moment, après le désastre irakien et le grand mensonge des armes de destruction massive, nous avions pensé que les deux principaux représentants de l’Occident, Washington et Londres, ne produiront plus de dirigeants plus stupides et plus dangereux que George. W. Bush et Tony Blair. Visiblement, nous avions alors fait preuve d’un excès d’optimisme.

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