L’école tunisienne à la croisée des chemins

l'école tunisienne

Comment sera dans le futur proche l’éducation sous nos cieux, sa physionomie générale, ses orientations et le niveau de ces myriades de jeunes qui meubleront l’espace scolaire et universitaire?

Nous parlons des hommes de demain qui prendront le relais des affaires du pays à tous les niveaux. Des réponses et particulièrement des efforts qui seront consentis pour asseoir les stratégies conséquentes avec lesquelles sera fait ce futur inévitable. Des questions lancinantes qui pèsent de tout leur poids sur tous, autorités, parents et, en un mot, toute la société.

Des réponses, il ne faut pas avoir peur de le dire, il n’y en a point ou du moins peu. Qui parmi nous pourrait se hasarder à faire des prédictions tant les horizons sont brouillés?

Toutefois, il faut l’admettre, notre école va mal. Point de leurre là-dessus. A tous, elle offre l’image- pathétique- d’une impuissance chronique. Et là, il est conséquent d’admettre qu’elle a cessé de sécuriser quant à ses horizons et ses potentialités.

En se découvrant aux prises avec ses propres antagonismes, elle a peu à peu sombré dans les tergiversations du quotidien. Elle n’offre plus les atouts de l’ascenseur social qui était le sien.

Malmenée par l’absence de projet civilisationnel quant à sa véritable mission, elle se découvre à gérer un vécu des plus difficiles, attisé entre autres par les tensions syndicales et le feu croisé des revendications sans fin. Normal, voire logique, que cela se répercute sensiblement sur l’ambiance scolaire en général et que l’on enregistre, d’une manière presque soutenue, cette démarche en dents de scie des revendications et des requêtes de toutes sortes.

Après cette guerre, qui n’en finit pas, de la rétention des notes et de ce que certains n’hésitent pas à qualifier de «prise en otage» de l’école par le syndicat du secondaire  qui n’a pas hésité à brandir la menace d’une année blanche qui laisse pantois les parents obligés de composer avec cette situation surréaliste de voir fouler aux pieds les nobles valeurs ancestrales de l’école publique aujourd’hui à la dérive. A quand le bout du tunnel?

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