Lancement prochain d’une plateforme numérique dédiée à la création d’entreprises

Lors de la présentation de l’étude économique de l’OCDE sur la Tunisie, Zied Laâdhari, ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, a annoncé aujourd’hui, en présence de l’économiste en chef Alvaro Pereira, que «c’est la première fois que l’OCDE élabore ce genre d’étude pour un pays qui n’en est pas membre. Cet intérêt démontre que la Tunisie est un pays qui a toutes les chances de réussir et qui peut et doit réussir».

Le ministre a précisé que le problème en Tunisie n’est pas un problème d’idées et de propositions, mais un problème de prise de décision et de mise en œuvre des réformes. «D’ailleurs, la réforme la plus importante, celle qui traîne encore, pénalisant toute la Tunisie, c’est la réforme de l’administration qui doit être prioritaire par rapport à toutes les réformes», a-t-il souligné.

A cet égard, M. Laâdhari a fait savoir que le gouvernement est en train de finaliser la première liste négative en termes d’autorisations, qui va commencer par libérer un certain nombre de secteurs économiques en levant les restrictions auxquelles ils sont confrontés. Le décret gouvernemental relatif à cette liste négative va être émis au plus tard au début mai 2018.

Zied Laadhari, ministre du Développement, de l'investissement et de la coopération internationale (à droite) et Alvaro Pereira, économiste en chef de l’OCDE.
Zied Laadhari, ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale (à droite) et Alvaro Pereira, économiste en chef de l’OCDE.

Il a estimé que «le silence de l’administration au-delà de ce délai équivaudra à une acceptation de la demande et donc à une délivrance de l’autorisation. Nous avons inscrit dans ce décret l’obligation pour tous les ministères et toutes les administrations de ne plus créer de nouvelles autorisations afin d’empêcher l’apparition de nouveaux verrous à l’investissement».

Dans le même sillage, il a déclaré qu’une autre réforme va être finalisée dans les prochains jours, concernant l’établissement d’un délai maximal de 60 jours pour les administrations pour le traitement des dossiers d’investissement. Le décret relatif à cette réforme va être émis dans les prochaines semaines.

En outre, Zied Laâdhari a affirmé que son département veille, en collaboration avec l’Instance tunisienne de l’investissement et Microsoft, à la digitalisation du parcours de l’investissement. «Une plateforme numérique sera mise en place d’ici le mois de juin 2018, et ce, afin de permettre aux investisseurs de créer leurs entreprises et de solliciter toutes les autorisations en ligne».

Il a annoncé, aussi, que le champ d’activité de l’Instance tunisienne de l’investissement en tant qu’interlocuteur unique des investisseurs sera progressivement élargi à tous les investisseurs.

Au final, le ministre a déclaré qu’un plan d’action visant à améliorer les classements internationaux de la Tunisie, notamment celui de Doing Business, sera finalisé au mois de mai 2018. «Ce plan d’action comportera cinquante mesures et concernera toutes les structures publiques en relation avec les investissements. L’objectif étant de se retrouver au top 50 du rapport Doing Business», a-t-il conclu.

 

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