MERCOSUR : pour une insertion efficace et compétitive dans l’économie internationale

mercosur

Une expérience économique d’autres cieux qui a, depuis 1991, année de sa genèse, enchaîné réussite et résultats encourageants pour les pays d’Amérique Latine, qui en sont à la source. Incontestablement, il est question du vécu d’un regroupement  d’intérêts économiques qui met en valeur le mérite d’un marché commun du Sud, présenté sous forme d’un marché-échantillon.

Le Mercosur est un terme qui peut sembler hermétique et, à la limite, ne rien signifier pour tous ceux – et ils sont nombreux- qui, habitués à d’autres concepts plus à la portée des intérêts en vogue, n’ont jamais eu l’occasion auparavant d’y être confrontés. Voilà un sigle, parce que cela en est un, qui recèle du sens et du potentiel.

Une rencontre organisée récemment a permis de s’en rendre compte et d’aller à la rencontre d’un concept à dimension économique qui a de quoi intéresser considérablement. A la faveur d’une action, concoctée conjointement par le CEMI (Centre des Etudes méditerranéennes et internationales) et la KAS (Konrad Adenaur Stifung), rehaussée par la participation effective des ambassadeurs à Tunis du Brésil et de l’Argentine et à laquelle de nombreux invités ont été conviés, le voile a été levé sur la réalité et la portée de la notion de Mercosur. Une découverte qui vaut incontestablement l’intérêt qui lui a été consacré. Qu’on en juge.

 Vers un «régionalisme» nouveau

Le Mercosur ou Marché Commun du Cône Sud est, dans les faits, un accord économique regroupant, depuis 1991, l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay (suspendu en 2012) et le Venezuela (suspendu en 2017). Cet accord, auquel ont été associés le Chili, la Colombie, le Pérou et l’Equateur, a intégré la Bolivie en 2015. Il s’agit globalement d’une enceinte macro-géographique représentant 82,3% du PIB total de l’Amérique du Sud, en d’autres termes, une zone économique et une plateforme industrielle qualifiées de plus dynamiques et des plus compétitives de tout l’hémisphère sud. Le quatrième bloc économique du monde, selon Wikipédia, en termes de volume d’échanges pour le renforcement du processus d’intégration entre les Etats qui en sont membres. Il s’agit comme le veulent ses protagonistes, d’une résolution stratégique qui vise à ancrer dans la réalité économique un projet qui véhicule l’idée de «nouveau régionalisme».

Win-win porteur

Un diner-débat a par conséquent été organisé en plein centre de la Médina pour présenter cette expérience riche en promesses et intéressante à plus d’un titre. Après une entrée en matière pertinente d’Ahmed Driss, président du CEMI et Holger Dix, représentant résident de la KAS, parole fut donnée aux ambassadeurs à Tunis du Brésil et de l’Argentine pour présenter les différentes particularités du Mercosur et, surtout, mettre en évidence les intérêts de la Tunisie de l’intégrer.

Le but est d’arriver à promouvoir et à réussir sur le plan économique cette forme d’intégration régionale. L’exemplarité de l’expérience du Mercosur est on ne peut plus tentante vu les résultats probants, réalisés au niveau de l’hémisphère sud qu’est l’Amérique Latine.

Notre pays y a tout à gagner, comme a eu à le préciser Ahmed Driss puisque qu’un accord-cadre a été signé par la Tunisie avec le Mercosur. Il importe dans cette démarche d’aller vers la conclusion d’un accord de libre-échange, souhaité par tous.

Les interventions, aussi bien de l’ambassadrice du Brésil que de l’ambassadeur de l’Argentine ont mis l’accent sur les opportunités économiques que cela peut faire miroiter à toutes les parties concernées. L’intérêt économique est certain avec ce que cela peuvent suggérer au niveau des accords douaniers sélectifs et avantageux, les promesses de cette «rallonge» porteuse de l’espace économique, l’écoulement des produits proposés et la diversification commerciale. Le tout s’intégrant dans un win-win profitable à tous.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here