Riadh Sidaoui : il faut dissocier la politique de la violence

Riadh sidaoui
Le politologue tunisien Riadh Sidaoui.

Le politologue Riadh Sidaoui a déclaré que le discours politique en Tunisie doit s’éloigner des discours de haine et de violence, en réponse à l’intervention du député de Harak Tounes Al Irada, Mabrouk Hrizi qui a menacé de se suicider et de faire sauter l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), lors d’une séance plénière destinée à prolonger d’un an les prérogatives de l’Instance Vérité et Dignité (IVD).

Riadh Sidaoui a indiqué par la même occasion que la violence et le terrorisme ne doivent pas interférer avec la politique. Dans ce contexte, il a affirmé que des propos pareils sont passibles de poursuites judiciaires aux Etats-unis et en France. Cependant, le politologue a indiqué qu’il faut à tout prix éviter ce genre de discours. Il a rappelé que le martyr Chokri Balaïd et le martyr Mohamed Brahmi ont été la cible de plusieurs menaces verbales et d’incitation à la haine avant leur assassinat. «Certaines paroles sont plus dangereuses que les balles», affirme-t-il. De même, il a considéré que certains en Tunisie n’ont pas encore dépassé l’étape de la fièvre révolutionnaire ce qui les pousse à proférer de pareils propos. «Cela se produit à cause du manque de traditions démocratiques en Tunisie», analyse-t-il.

«Au parlement du Royaume-Uni, ces agissements sont interdits et les députés discutent calmement; en France et en Suisse, au pire des cas, les députés huent ou sifflent les propos qui leur déplaisent, mais il est hors de question d’entendre de tel propos», s’étonne-t-il

Commentant le tollé général au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, le politologue a indiqué que cela s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des partisans. «Ennahdha et Nidaa Tounes, chacun de son côté, déploient des efforts pour mobiliser leurs électeurs pour les prochaines élections municipales,  ce qui cause toute cette tension» considère-t-il. Par ailleurs, il a indiqué que le consensus entre Nidaa Tounes et le Mouvement Ennahdha n’a pas permis d’assurer une certaine stabilité politique.
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De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

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