La BTS fête ses 20 ans

capacitation économique - L'économiste maghrébin

Ils sont de jeunes diplômés et veulent exploiter leur savoir. Et pour y parvenir, ils se sont adressés à la Banque tunisienne de Solidarité (BTS), qui fête les 20 ans de sa création du 22 au 24 mars, au Centre des Expositions de la Charguia.

Aider les jeunes entrepreneurs à exposer et à commercialiser leurs produits et les faire connaître dans divers secteurs, tels sont les objectifs de la foire. Présent lors de l’inauguration, Mohamed Ridha Chalghoum, ministre des Finances a indiqué: « A cette occasion, nous sommes heureux de récompenser les meilleurs entrepreneurs dans les secteurs de l’économie verte, l’économie numérique, ainsi que la meilleure initiative féminine. Les projets financés dépassent les 13 mille pour l’année 2017, pour une valeur de 231 millions de dinars. D’ailleurs, 38% de ces financements sont destinés aux jeunes diplômés. Si j’ai un message à adresser à ces jeunes, c’est qu’il faut avoir un rêve. Et celui-ci se trouve dans les  institutions de la BTS. »

De son côté, Khelifa Sboui, Directeur général adjoint de la BTS, a souligné: « En vingt ans, nous avons vu  des success stories. Il faut faire confiance aux jeunes, car ils sont les promesses de demain. »

Entreprendre, c’est aussi avoir une vie choisie, loin de la vie des bureaux. Certains ont dû passer par des renoncements, des étapes difficiles. Les entrepreneurs sont des hommes et des femmes qui ont transformé leurs idées, face aux difficultés rencontrées, en des projets créateurs.

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C’est le cas du Dr. Ramzi Jelali, docteur en biologie, un des lauréats parmi les meilleurs entrepreneurs dans le secteur de l’économie verte. Il nous raconte son parcours: « Mon projet consiste à l’extraction de l’huile végétale. Nous avons commencé à extraire l’huile de pépin de figues de barbarie, en tant que produit du terroir tunisien. Ce n’est que petit à petit, que j’ai pu développer mon projet. Il est vrai que ce domaine n’est pas facile . J’ai rencontré des difficultés au départ comme tout le monde, notamment dans la commercialisation de mon produit. »  Selon lui, l’entrepreneuriat commence à prendre racine surtout l’entrepreneuriat féminin, qui est devenu une tendance.

sultananature

Mouna Tayachi, cheffe du projet Sultana de la nature créé depuis 2014, est spécialiste dans l’extraction des essences florales. Elle nous indique: « J’étais au chômage, il fallait que je cherche du travail après avoir terminé mes études. J’ai déposé mon CV au bureau d’emploi et j’ai eu l’appui de la BTS qui a accepté mon projet. D’ailleurs, je vais vous raconter une confidence: quand feu Slim Chaker était le ministre des Finances, il nous a beaucoup aidés. Il disait souvent que si un projet réussissait les deux premières années, il ne fallait pas avoir de crainte pour les années suivantes, et qu’il fallait penser à agrandir son projet. » Et d’ajouter: « Mon message à l’adresse des jeunes et de tous ceux qui veulent trouver un travail sans effort est de travailler. »

Par ailleurs, Mohamed Raed Faroukh, jeune entrepreneur de Loca Grav&Deco n’a pas manqué de relever que la bureaucratie pèse encore lourd sur le lancement de projets. Son message aux jeunes est le suivant: « Tant qu’il y a de la volonté, nous pouvons réussir. » deco

Le salon compte près de 150 exposants en provenance de toutes les régions du pays dans diverses spécialités, telles que la distillation des huiles végétales et des plantes médicinales, la menuiserie d’ameublement, le développement de logiciels, l’artisanat et les produits parapharmaceutiques… A cette même occasion, des prix ont récompensé les meilleurs entrepreneurs dans les secteurs de l’économie verte, le numérique, la meilleure initiative féminine et le meilleur projet en termes d’employabilité.bts

 

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