Tunisie : au-delà du 20 mars

20 mars indépendance

Alors que la Tunisie fête le 20 mars, qui consacre l’indépendance, en 1956, il nous parait utile d’identifier et de définir les journées nationales tunisiennes: 

Le 18 janvier 1952 met à l’ordre du jour la lutte nationale. Il prend acte de l’échec des négociations franco-tunisiennes, menées par le ministère M’hamed Chenik, investi le 17 août 1950. La note française du 15 décembre 1951 qui affirme le principe de co-souveraineté du protectorat et “le caractère définitif du lien qui réunit la Tunisie à la France” met à l’ordre du jour la rupture. Les Déclarations de Habib Bourguiba à Monastir et à Bizerte annoncent la lutte nationale, qui s’engage après son arrestation en tant que leader et celle de nombreux dirigeants nationalistes, le 18 janvier 1952.

Le 31 juillet 1954: Après consultation du leader Habib Bourguiba, par l’entremise de Mohamed Masmoudi, le nouveau chef du gouvernement, Pierre Mendes-France, annonce, dans son discours prononcé au palais beylical de Carthage, sa décision de reconnaître l’autonomie interne tunisienne. Aussitôt Habib Bourguiba propose Tahar Ben Ammar pour présider le gouvernement des négociations.

Le 1er juin 1955: Le retour triomphal d’Habib Bourguiba, après trois ans et demi d’emprisonnement marque la victoire tunisienne. En tant que telle, elle suscita un rassemblement populaire d’envergure et constitua la vraie fête populaire.

Le 3 juin 1955: Les conventions franco-tunisiennes signées entre le Premier ministre Tahar Ben Ammar et son homologue français Edgar Faure, prévoient le transfert à la Tunisie de toutes les compétences de la gouvernance interne. Considérées par Habib Bourguiba, comme prélude à une dynamique d’engagement plus important, dans la stratégie bourguibienne: “prend et demande”, elles furent redimensionnées, en tant que procédure formelle.

Le 20 mars 1956: L’indépendance nationale fut considérée plutôt comme la confirmation d’un acquis. Elle marque la réussite du pari du leader sur la négociation : “Un pas en avant et non un pas en arrière”.

Le 13 août 1956: Le Code du Statut Personnel qui met à l’ordre du jour l’émancipation féminine, la suppression de la polygamie et l’annonce de l’éventuelle égalité absolue.

Le 15 octobre 1963: L’évacuation de Bizerte couronne la lutte nationale tunisienne. Elle atteste la position exemplaire de la Tunisie, confirme la stratégie des étapes et fait valoir l’ultime objectif de  la lutte nationale: la promotion de l’homme et les exigences de l’égalité, du développement scolaire et sanitaire.

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Publié le 19/03/2018 à 09:06

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