Mohsen Marzouk appelle à un changement du mode électoral

Fêter 62 ans d’indépendance de la Tunisie, tel est l’objet du meeting organisé par le parti Machrou3 Tounes à J-3.


Lors de son allocution, Mohsen Marzouk, le  secrétaire général du parti Machrou3 Tounes, a déclaré à propos du mouvement Ennahdha : “Les frères musulmans à savoir les membres du mouvement Ennahdha ne croient pas à la construction d’un Etat, mais plutôt ils voient la Tunisie comme une partie de la Nation islamique”.

Concernant le paysage politique actuel, M. Marzouk a déclaré: “ Nous sommes pour un gouvernement de compétence composé d’indépendants, mais surtout un gouvernement non concerné par les  prochaines élections. D’ailleurs, nous considérons que c’est la bonne approche pour la Tunisie”.

Evoquant les élections municipales, il a déclaré: “même si les élections avancent à grand pas, les lois cadres comme le code des collectivités locales n’est pas encore mis en place. Ce qui pose un problème. Autrement dit, va-t-on se conformer à la loi 1975 et ça sera un retour en arrière, ou adopter un code qui comprendra crtainement des failles juridiques du fait qu’il a été établi dans la hâte”.

“Par conséquent  la loi électorale doit changer”, affirme M. Marzouk. Tout en poursuivant: “Il est important d’avoir un pouvoir  exécutif fort, avec un seul dirigeant et non trois, mais surtout un Etat moderne avec une vision où la compétence et l’intérêt du pays doivent primer et non le copinage ou la descendance patriarcale”.

Il  a également rappelé que l’affaire d’espionnage dans laquelle son nom a été cité, ” cela démontre l’amateurisme des politiciens qui ne peuvent guère  argumenter ou débattre sur des sujets profonds qui touchent les Tunisiens. Ces personnes là, je leur réponds que je ne céderai pas à leur chantage et notre place est ici dans ce pays”.

 De son côté Souhail alouini, député du parti Machrou3 tounes est revenu sur l’époque de la post-indépendance. Il a déclaré: “Dans le temps du leader Bourguiba, la Tunisie a connu son “golden age” et soixante deux ans après et sept ans après le 14 janvier, nous aurions pu avancer. Ce qui n’est pas le cas”.machrou5

Et de conclure: “Je pense qu’un changement du mode électoral devras’opérer. Aujourd’hui, nous avons un régime hybride, ni présidentiel, ni parlementaire. Je pense qu’il faut s’orienter vers un régime qui attribue le pouvoir à une seule personne qui doit rendre des comptes aux Tunisiens. Le code électoral est aussi à revoir car le consensus a montré ses limites”.

 

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Publié le 17/03/2018 à 16:01

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