Ministre de l’Education, sérieux s’abstenir

Hatem Ben Salem

Etre ministre de l’Education nationale aujourd’hui, en Tunisie, porte décidément la poisse. Demandez à l’actuel détenteur du portefeuille, Hatem Ben Salem, il vous dira ce qu’il en est.

Dur, dur, surtout quand on a été renvoyé une fois. A peine la tête sortie de l’eau après la petite traversée du désert, voilà que notre infortuné ministre-revenant se retrouve au coeur de la tempête et de nouveau sur la sellette, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Et c’est de nouveau un Lassaâd Yacoubi plus arrogant que jamais qui fait monter les enchères. C’est à se demander s’il ne fallait pas que M.Ben Salem cède son maroquin à cet ex- professeur rompu aux tâches ardues des négociations syndicales, mais qui hélas en fait trop.

A chaque fois, c’est la barre qui est placée un peu plus haut. A la place Mohamed-Ali, on a bien déboulonné de son piédestal l’autre éminence de la contestation ouverte et continue un certain Mastouri Gamoudi syndicaliste en chef du primaire pour fronde excessive.

Je crois que le temps est venu de mettre hors d’état de nuire son compère du secondaire, visiblement touché par la folie des grandeurs à défaut d’être touché par la grâce.

Un torchon qui brûle en permanence, des professeurs qui poussent leurs élèves à boycotter les cours, des parents d’élèves désemparés et un dialogue responsable inexistant. Avec un tel état des lieux, comment voulez-vous que l’école publique s’en sorte ? M.Ben Salem aura tout le temps de méditer ce bon vieux dicton : il ne faut jamais réveiller un…mammouth qui dort même si je pense qu’il va bien falloir le secouer !

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