ITES : miser sur l’économie bleue en tant que moteur de croissance

« Les assises de la mer : stratégie maritime tunisienne », tel est le thème de la conférence organisée, aujourd’hui, par l’institut tunisien des études stratégiques (ITES) en présence de son directeur général Néji Jalloul, Kais Hamamai, conseiller auprès de l’ITES, Mohamed Khamassi, vice-amiral de la Marine nationale ainsi que des experts dans le domaine maritime et de la mer.

« Au moment où la Tunisie souffre du stress hydrique et d’un déficit énergétique notable, nous avons deux grandes richesses qui ne sont pas exploitées, à savoir le soleil et la mer», a annoncé Néji Jalloul, lors de son allocution d’ouverture, en précisant que «la Tunisie dispose de 1300 km de littoral, 7 ports de commerce, 60 îles, plus de 300 sites archéologiques sur le littoral et 10 ports de plaisance qui sont mal exploités».

Aujourd’hui, la mer doit, selon M. Jalloul, redevenir une priorité nationale pour que l’économie bleue devienne un vrai moteur de croissance. Pour ce faire, l’ITES a élaboré une stratégie maritime tunisienne ayant pour objectifs la mobilisation des acteurs clés sectoriels (transport, énergie, agriculture…), la sensibilisation au potentiel économique et aux facteurs de développement ainsi que l’identification des actions prioritaires pour la croissance des revenus.

ITES-Néji-JalloulCette stratégie se focalise sur plusieurs axes de développement du domaine maritime. Il s’agit, essentiellement, du développement et de la restauration de la flotte marchande de la Tunisie,  développement des ports de commerce, y compris le port en eaux profondes d’Enfidha, des ports de plaisance et des ports de pêche ainsi que des entrepreneurs de manutention portuaire,  développement de la logistique, du transport international et du commerce maritime.

Il s’agit, également, du développement de la formation académique et professionnelle ainsi que de la recherche scientifique dans les domaines de l’architecture et de la construction navale, des industries nautiques, du génie maritime et du droit maritime et de la mer, développement de l’industrie de la pêche maritime, la maintenance des bateaux et des yachts pour être conforme aux normes internationales,  développement de la sécurité maritime, développement des coopérations internationales…

La même stratégie se base sur plusieurs idées de projets structurels à forte valeur ajoutée, créateurs de richesses et d’emplois. Parmi ces idées de projets figurent le développement de l’industrie des équipements du sport maritime, le soutien des entreprises opérant dans l’industrie des bateaux de pêche et de plaisance, la création d’un réseau de transport maritime dédié au transport des voyageurs nationaux et étrangers  et des marchandises, le  développement des  échanges commerciaux internationaux, la mise à niveau et l’amélioration des services dans les domaines de la sécurité maritime et du  sauvetage…

L’application de cette stratégie nécessite, selon Néji Jalloul,  l’implication de plusieurs ministères, dont ceux  du Transport, de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, du Tourisme et de l’artisanat, de l’Emploi et de la formation professionnelle, de l’Industrie ainsi que des organismes nationaux tels que l’UTICA et la CONECT…

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