Le 8 mars : Le combat continue !

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Elles sont ces wonder women qui par leur détermination, leur créativité essaient de faire bouger les lignes. Elles sont impliquées dans le combat pour les droits des femmes et l’égalité des sexes, or hélas rien de bien concret n’a encore été fait!

Bochra Bel Haj Hamida, présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité rattachée à la présidence de la République, a souligné, lors d’une intervention radiophonique, que les inégalités Hommes-Femmes persistent encore, notamment en ce qui concerne la situation des femmes rurales, qui à ce jour, ne partent pas dans la vie avec la même égalité des chances. Elle précise: « Malgré les droits et les textes de lois, la réalité est tout autre et à ce jour, nous n’avons pas obtenu la citoyenneté totale ». Le constat est clair: « Le taux de chômage touche deux fois plus les femmes que les hommes. »

Sur un autre volet, elle a évoqué le report de la présentation du rapport de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité au mois juin. Mme Bochra Bel Haj Hamida a rappelé que cette décision a pour objectif de ne pas interférer dans un contexte de pré-campagne des municipales où les enjeux électoraux monopolisent toutes les attentions. Tout en poursuivant: « Nous ne voulons pas que ce sujet soit  un mécanisme utilisé dans la campagne électorale ». 02- Manif de femmes en Tunisie dans les années 60

Par ailleurs, Leyla Hamrouni, députée de bloc parlementaire Al Wataniya, a rappelé pour sa part que le 8 mars fête internationale de la femme, revenait à la première grève de femmes ouvrières aux États Unis. Il s’agit plus d’une journée de militantisme. Elle ajoute: « A nous de faire le point chaque année pour de nouvelles stratégies en faveur de la marche vers l égalité. »

Sur le plan juridique, « ce que nous avons opéré est une véritable prouesse: la parité totale, la loi contre les violences, le mariage d’une musulmane avec un non musulman. Il s’agit maintenant de veiller au respect de l’application de ces lois d’une part. Et d’autre part, ce qui a est à l’ordre du jour maintenant et qui apparaît dans le tableau final d’une égalité tronquée, c’est la question de l’héritage. Il n’y a point d’égalité sans la prise en compte de l’aspect économique et toutes les lois du monde ne peuvent améliorer la condition de la femme si celle-ci demeure dans la précarité. »

Mme Hamrouni conclut: « L’égalité successorale est un dispositif juridique qui peut remédier à la précarité, à la pauvreté et à l’absence d’autonomie des femmes. A nous toutes, bonne fête et continuons le combat pour l’égalité et le bien-être des femmes tunisiennes. »

Rappelons que l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) lance un appel aux Tunisiennes afin de se mobiliser et se réunir en grand nombre le 10 mars, deux jours après la Journée Internationale de la Femme. Une occasion où il est bon de se rappeler du militantisme des femmes ayant marqué l’histoire de la Tunisie.

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