Enseignement secondaire : les élèves subissent les caprices syndicaux

Rentrée scolaire L'Economsite Maghrébin

Les interventions des syndicalistes qui représentent les enseignants prouvent que le bras de fer entre les enseignants et le ministère de l’Education n’est pas encore terminé. Il semble que la dernière apparition médiatique d’Hatem Ben Salem n’ait pas contribué à baisser la tension entre les deux parties.   

Intervenant sur la chaîne privée Nesma tv, Laâssad Yaacoubi, secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, a considéré que la dernière apparition médiatique du ministre de l’Education sur Al Watania 1 a porté atteinte à l’image des enseignants. Dans le même contexte, le syndicaliste a indiqué que les enseignants tiennent à leurs revendications, à savoir: la révision de l’âge de départ à la retraite et de la hausse les primes spécifiques.

De son côté, Néjib Sellami, secrétaire général adjoint du syndicat de l’enseignement secondaire, a considéré, lors de son passage sur les ondes radiophoniques, que les incendies dans les internats sont prémédités. A cet égard, il a appelé à ouvrir une enquête pour faire assumer à chacun sa responsabilité. Dans le même contexte, il a affirmé que depuis 2008 le syndicat tient à sa revendication de revoir à la baisse l’âge de départ à la retraite pour ceux ayant atteint 55 ans et cumulé 30 ans de travail.

De même, le syndicat revendique la mise en place d’une véritable réforme éducative, « mais l’Etat refuse de s’investir dans l’enseignement public, » avance-t-il. M. Sellami a fait savoir qu’il faut augmenter le budget alloué au ministère de l’Education, ce qui représente une solution capable de sauver le ministère et d’assurer une bonne réforme éducative d’après lui.

Répondant à une question qui porte sur le non-affichage des notes des élèves, le syndicaliste a affirmé que les enseignants ont corrigé les copies d’examens et les ont notées. « Aucune loi n’interdit le non affichage des notes », prétend-t-il. Pour rappel, le ministre de l’Education a brossé un tableau noir de la situation de l’enseignement secondaire en Tunisie. Cette bataille par médias interposés, grève et non affichage des notes, semble oublier la réforme éducative et les élèves qui se trouvent en situation de perplexité, d’angoisse et de peur quant à la fin de l’année scolaire. Malgré les propos qui se veulent rassurants des deux cotés, il semble que les élèves et leurs parents partagent ensemble la même crainte, le spectre d’une année blanche.

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