Ghazi Jeribi: « Des prisons seront réaménagées et d’autres construites »

La prison, lieu de réclusion, a beaucoup changé en Tunisie, notamment après le 14 janvier 2011. Depuis sa création, elle s’est modelée, en s’adaptant aux pouvoirs en place. qui lui ont été attribués. Cependant, la situation carcérale n’a pas évolué, rappelle Ghazi Jeribi, ministre de la Justice.

Il a déclaré en ce sens: « Des prisons seront réaménagées et d’autres seront construites. » Et de poursuivre: « Ces décisions interviennent pour limiter le phénomène de l’encombrement dans les prisons tunisiennes. » Par ailleurs, la présidente de l’Instance nationale de lutte contre la torture a souligné que le taux d’encombrement dans les prisons tunisiennes a atteint les 200%.

Quand on parle de prison, on parle de surpopulation carcérale et de criminalité galopante. Or, tous ces aspects n’ont jamais  été abordés. Il est clair qu’une étude diagnostique sur l’état des prisons et surtout sur la situation individuelle des détenus devrait être mise en place.  

Un plan quinquennal s’impose: « Il faut travailler sur le plan architectural des prisons, les conditions de travail, la vie carcérale et bien d’autres aspects », rappelle le nouveau le ministre de la Justice.

Comment l’administration pénitentiaire compte-t-elle s’y prendre pour réformer? Ou plus encore, quel sens donner à la réforme pénitentiaire? Pour Jamil Sayah, président de l’OTSG, la réponse est claire: « Pour améliorer la situation carcérale, il faut une volonté de réformes et des réformateurs. Il est vrai que le chemin est encore long pour obtenir des résultats. Cela dit, il est temps de démarrer le processus. »

Selon lui, la question de la réforme se pose d’une manière tout à fait juste et avec acuité, parce que justement il y a une attente de la société civile par rapport à l’administration pénitentiaire, sachant qu’un un Etat démocratique est en train de se mettre en place en Tunisie.

 

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