La capitale de la Femme arabe 2018-2019 est la Tunisie

La Tunisie a été désignée comme étant la capitale de la femme arabe 2018/2019, à l’issue des réunions de la 37e session de la commission de la femme arabe qui s’est tenue récemment à Tunis.

L’objectif de cette session est de promouvoir l’autonomisation de la femme. La Tunisie sera désormais la capitale de la femme arabe pour 2018/2019. Il s’agit d’une récompense des efforts déployés par le pays, notamment dans l’évolution des textes législatifs, en comparaison avec d’autres pays arabes, notamment sur l’adoption de la loi sur la violence faite aux femmes, le projet de loi sur l’égalité dans l’héritage, en cours de discussion…

Pourtant, les indicateurs socio-économiques montrent le contraire, avec par exemple la violence à l’égard des femmes qui prend diverses formes, y compris la violence économique. Les femmes sont nombreuses à l’avoir subie. D’après le Crédif, 54% des femmes sont victimes de violences économiques, surtout dans les régions reculées. »

Le choix de la Tunisie revient en grande partie à cette quête d’une égalité tant convoitée depuis l’indépendance. Boutheïna Gribâa, ancienne directrice générale du Credif et consultante, souligne que la situation de la femme en Tunisie est considérée comme exemplaire, voire unique dans certains des aspects égalité homme-femme, dans le monde arabo-musulman.

En termes de législation, elle a fait savoir que la Tunisie a  réalisé de grandes avancées, grâce à la Constitution, et notamment les articles 21, 46 et 49 qui prônent explicitement l’égalité entre homme et femme et confèrent aux femmes les mêmes droits politiques. Et de poursuivre: « Nous sommes confiantes quant à l’avenir du pays, malgré les menaces provenant de la montée du radicalisme religieux. »

Elle conclut: « Mon message aux femmes tunisiennes est qu’il faut bouger et être solidaires. Il faut aussi que les ONG fassent de la coordination entre elles et qu’elles travaillent en complémentarité avec le ministère de la Femme. Quant à ma devise, en tant que femme, je dis toujours qu’il faut apprendre et ne jamais baisser les bras. Mais mon message aux décideurs est de bien outiller la femme pour qu’elle contribue au changement. »

 

 

 

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