Jeunes médecins – ministère de la Santé : le bras de fer continue

Jeunes médecins

Dès lundi, les jeunes médecins entameront une grève de toute activité hospitalière à l’exception des gardes. Une grève pour protester contre ce qu’ils jugent « l’indifférence » des autorités face à leurs revendications.

Il a été  clairement dit, au siège à Tunis de l’Association des journalistes lors de la conférence de presse de l’Organisation Tunisienne des Jeunes Médecins, que les  négociations avec le ministère de la Santé publique sont dans l’impasse.  Un constat d’échec à ce propos a été fait par Jed Henchiri, président de l’OTJM, lequel a justifié cette sortie médiatique pour  faire un rapide état des lieux des négociations, entamées depuis des mois par l’organisation avec l’autorité de tutelle, en l’occurrence le  ministère de la Santé publique. Plusieurs raisons ont été avancées pour confirmer ce diagnostic et présenter la série de mesures de protestations à prendre dans les jours à venir.

Constat d’échec

«  Nous sommes arrivés à un stade de non-retour et sommes déterminés à aller de l’avant pour faire entendre notre voix et défendre nos intérêts.. » Le message est on ne peut plus clair. Jed Henchiri est catégorique. Les négociations ont échoué et le bilan est négatif. C’est pourquoi, «  nous nous trouvons dans l’obligation  de hausser le ton  jusqu’à ce que notre voix soit entendue », a-t-il affirmé. Depuis des mois déjà, les mouvements de protestations et des grèves menées par les étudiants en médecine, les internes et les résidents  se sont multipliés pour  dénoncer ce que ces derniers  présentent comme étant un refus de la part des autorités compétentes de donner une suite conséquente à leurs revendications. Celles-ci, rappelons-le, comportent quatre axes. D’abord, l’impératif de publier dans le Jort le statut spécifique des stagiaires internes et résidents en médecine comme il a été convenu depuis février 2017  et l’exigence relative au maintien du diplôme national de docteur en médecine, séparément et indépendamment du diplôme de spécialiste. Ensuite, la révision des critères d’exemption du service civil. Enfin, l’égalité des salaires en ce qui concerne les stagiaires d’autres nationalités, internes et résidents, qui effectuent le cursus d’études complet en vigueur dans les différentes facultés de Médecine en Tunisie.

En attendant la suite

Entre-temps, les choses sont restées en l’état. Les jeunes médecins attendent la publication dans le Jort du statut spécifique  relatif aux internes et aux externes. Ils considèrent que ce n’est qu’un signe, parmi tant d’autre à leurs yeux,  qui confirment une situation « sans issue ». C’est pourquoi, ils ont annoncé, par le biais de leur organisation,  qu’ils s’engageront dans une  nouvelle série de protestations durant  les jours à venir. Ils ont pris la décision de continuer leur mouvement de grève.  Le bras de fer continu en attendant la suite.

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Publié le 05/03/2018 à 11:40

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