L’école publique au cœur de la réforme du système éducatif

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portrait du ministre de l'Education Hatem Ben Salem

Revoir à la hausse les primes de rendement et les salaires des enseignants de l’enseignement secondaire coûterait à l’Etat 285 millions de dinars, déclare Hatem Ben Salem, le ministre de l’Education, invité de l’émission Kahwa Arbi, le 4 mars sur Al Watania 1.

Hatem Ben Salem a affirmé que le ministère peut négocier sur certaines revendications de la Fédération générale de l’enseignement secondaire qui relève de l’UGTT. Cependant, le ministre a affirmé qu’il n’est pas possible de satisfaire toutes les revendications. En cas de révision à la hausse des primes et salaires, il faut aussi revoir à la hausse celles des enseignants de l’enseignement primaire, déclare le ministre.

Hatem Ben Salem a avancé que “la Tunisie passe par la crise économique la plus critique jamais survenue depuis l’indépendance, de ce fait il ne faut pas avancer des revendications irréalisables”.

Le ministre a précisé qu’entre 2015 et 2017, l’Etat a dépensé 597 millions de dinars au titre des promotions et des augmentations salariales rien que pour les enseignants du secondaire. S’agissant de la décision du syndicat de l’enseignement secondaire quant au blocage de la publication des notes des élèves, le ministre a tenu à rappeler que “le droit de grève demeure un droit constitutionnel et un moyen utilisé par les syndicats pour défendre leurs droits, mais que le recours à ces moyens est une première dans le domaine éducatif”, s’étonne-t-il.

Revenant sur la grève prévue pour le 28 mars, Hatem Ben Salem a exprimé sa volonté de vouloir l’éviter. Concernant la réforme de l’Education, Hatem Ben Salem a souligné l’importance d’instaurer les bases d’une réforme globale et sérieuse, et ce, en collaboration avec tous les intervenants. Pour lui, réformer l’école publique est la base de toute la réforme éducative.

Interrogé sur les incendies qui se sont déclenchés dans foyers pour filles dans certains régions, le ministre a qualifié ces incidents d’actes terroristes commis par des gens qui n’aiment pas le pays. Le ministre a tout de même reconnu l’existence de défaillances liées à une mauvaise gestion et gouvernance dans plusieurs foyers, malgré les moyens mobilisés par le ministère.

Enfin, concernant le CAPES, le ministre a estimé que ce concours a toujours été frappé du sceau de la corruption, ce qui a justifié sa suppression.

 

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