Transport : un nouvel aéroport à Bizerte d’ici 2030

Transport des marchandises l'Economiste Maghrébin

Radhouane Ayara, ministre du Transport, est revenu sur les plus importantes décisions relatives aux mégaprojets de transport et de logistique en Tunisie, ayant pour objectif de faire de ce secteur une locomotive de la croissance.

Ainsi, le ministre a annoncé que les grands projets seront répartis sur plusieurs domaines, à savoir le développement du transport public, la modernisation des chemins de fer pour le transport des personnes et des biens, la mise à niveau du secteur et la restructuration des entreprises publiques, l’adoption d’un transport intelligent et la mise en place d’un transport durable, l’amélioration du système logistique et de la qualité des services, ainsi que la mise en œuvre d’une sécurité intégrale.

Au volet du transport terrestre, Radhouane Ayara a précisé que l’ouverture de la première ligne RFR est prévue pour l’année 2019. Il a évoqué l’amélioration de la qualité des services à travers le développement et l’aménagement du réseau des voies ferrées de Tunis et l’acquisition de nouvelles locomotives pour un coût global de 10 millions de dinars.

Radhouane-ayaraS’agissant du métro de Sfax, il a affirmé que l’achèvement de la mise en place du projet est fixé à 2022. Il a été, selon ses dires, décidé de développer le réseau ferroviaire à travers tout le pays, via la création de nouvelles lignes :  Tunis -Kasserine, Gabès -Médenine, Sousse-Kasserine et Enfidha-Kairouan, pour une enveloppe totale de 500 millions de dinars.

En outre, il a été décidé de développer les sociétés régionales de transport terrestre, via le renforcement de leur flotte de 80% avec des bus climatisés. Le ministre a expliqué que 270 bus ont déjà été livrés sur un total de 1108 bus commandés.

D’autre part, le ministre a indiqué que de nouveaux centres de visite technique seront mis en exploitation à Mahdia et à Siliana, sachant que celui de Ben Guerdane est déjà entré en activité.

Transport aérien

En ce qui concerne le transport aérien, Radhouane Ayara a déclaré qu’un nouvel aéroport aux normes internationales sera créé d’ici 2030 à Utique – gouvernorat de Bizerte, pour un investissement de 2047 millions de dinars, annonçant que l’appel d’offres pour l’étude du projet sera lancé courant 2018.

Ainsi,  la restauration de tous les aéroports et leurs équipements s’étalera sur deux ans, afin d’améliorer leur capacité d’accueil. Il s’agit de l’aéroport de Djerba-Zarzis pour un coût de 62 millions de dinars, l’aéroport de Tozeur-Nafta pour un coût de 30 millions de dinars et l’aéroport de Tabarka pour un coût de 22 millions de dinars.

En ce qui concerne l’aéroport de Tunis-Carthage, le responsable a affirmé que les travaux de restauration ont déjà démarré pour un coût de 190 millions de dinars avec un taux de réalisation de 50%. Cette restauration consiste en l’aménagement de deux nouvelles zones pour le tri et la livraison des bagages, et ce, dans le but d’augmenter la capacité d’accueil à 7,5 millions de passagers par an, contre 5 millions par an actuellement.

Transport maritime

En matière de transport maritime, Radhouane Ayara a souligné que le démarrage des travaux de construction du port en eaux profondes d’Enfidha est prévu pour le mois en cours. Pour le port de Radès, il a été décidé la remise en exploitation des quais 8 et 9 visant à éviter les perturbations sur les services d’exportation, avec un délai maximal ne dépassant pas 2020 et pour un coût de 450 millions de dinars outre la création d’une nouvelle zone logistique à Radès pour un coût de 200 millions de dinars.

Au final, le ministre a estimé que les travaux de restauration et d’extension du port de Bizerte sont prévus pour janvier 2019. Pour le port de Zarzis, les travaux de restauration coûteront 23 millions de dinars, avec l’aménagement de la station d’accueil de bateaux et l’élargissement du quai pétrolier pour une enveloppe de 30 millions de dinars.

1 COMMENTAIRE

  1. Juste un rappel sur votre page, à propos d’un méga projet proposé en mai 2012(article de L’économiste le 22/5/2012) par l’Agence de co-développement France-Tunisie avec à la tête Monsieur J.P. Mangiapan.Un projet refusé pour cause la fragilité de l’environnement.Combien on est ami de la nature!!! Oubliant que le port de Tabarka, port commercial depuis plus de 2000 ans dans le temps romain où on transportait le marbre oranger de Chemtou(Simmithus) vers les aristocrates de Rome.Ce méga projet avance dans un premier temps 4500 postes fixes et imaginer les rideaux qui suivent tout projet: croisière, plaisance, trafic aérien …
    Deux poids deux mesures…nous cherchons encore des stratèges patriotes qui regardent les 164M km2 en même temps pour voir un vrai décollage réel dans tous domaines confondus.
    Et Monsieur le ministre a oublié la ligne Mateur-Tabarka, ligne ferroviaire que le PDG a déclaré l’appel d’offres pour sa réactivation.A bon lecteur.

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