Slim Khalbous : « Mettre en valeur la compétence féminine »

Slim Khalbous

Slim Khalbous, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a mis l’accent sur l’initiative en faveur de l’entrepreneuriat féminin et sur la stratégie à adopter en vue d’améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et à réagir à la fuite des cerveaux.

« Développer l’entrepreneuriat féminin n’est pas difficile. Les chiffres montrent que les femmes représentent le plus fort contingent d’enseignants et d’étudiants. Tout comme il est important de nos jours de penser à un nouveau modèle d’entrepreneuriat, par exemple plus de formateurs, d’enseignants conseillers, qui sortent du rôle classique de l’enseignant, en proposant des formations complémentaires. »

Quelle est la suite?

M. Khalbous a fait savoir qu’une convention a été signée avec la GIZ, avec pour objectif de développer et valoriser les talents féminins et les compétences dans les universités auprès des recruteurs. Evoquant le second projet, il a ajouté que désormais les activités associative et culturelle des étudiants seront introduites dans leur cursus universitaire pour valoriser l’intra-entrepreneuriat. On ne naît pas entrepreneur, mais on le devient.

Et de poursuivre: « D’ailleurs, nous avons procédé la semaine dernière de telle sorte que dans les centres 4C, les enseignants du primaire et du secondaire puissent former eux-mêmes les élèves du primaire et du secondaire pour ce qu’ils deviennent des entrepreneurs, parce que nous sommes convaincus que pour réussir ce projet à l’université, il faut que les prémices se forment au premier âge. »

La fuite des cerveaux?

Passant à un autre volet, le ministre a fait part de son point de vue quant à l’émigration d’une partie notable des jeunes diplômés. Il est clair qu’ils sont nombreux à vouloir émigrer. Selon M. Khalbous, le pays subit de plein fouet le problème de la fuite des cerveaux à la recherche d’une expérience à l’étranger. Il précise à cet effet: « Nous n’avons plus la possibilité de retenir ces niches d’excellence, dans la mesure où on leur propose six ou sept fois le salaire ailleurs, alors que notre pays vit une phase difficile sur le plan économique. »

« A partir de là, il est important de transformer ce phénomène en opportunité. Oui à l’acquisition d’expérience, mais n’oublier pas votre pays qui vous a instruit tout le long de votre vie. Donner une bonne image de la Tunisie où que vous soyez, votre pays vous récompensera! », conclut-il. 

 

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