L’Union du Maghreb Arabe : que d’espoirs déçus

Covid-19 Maghreb Défis et Opportunités économiques

Certes l’UMA existe, mais elle n’avance pas au rythme souhaité par les peuples de la région. Un constat à rappeler à l’heure où cette organisation régionale fête aujourd’hui son vingt neuvième anniversaire.

Le 17 février 2019, l’Union du Maghreb Arabe (UMA) fêtera son 30e anniversaire. L’UMA é été en effet créée par l’accord constitutif de Marrakech signé par cinq chefs d’Etats, le Roi Hassan II, les présidents  algérien, Chedly Ben Jedid, mauritanien, Mouaiya Oueld Sid’Ahmed Taya, tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, et le colonel libyen Mouammar Kaddhafi.

Un anniversaire qui ne sera sans doute pas celui de l’ « âge d’or » de cette organisation régionale. Il ne sera pas celui fait « d’abondance et de bonheur », comme le propose le mythe des âges de l’humanité, dénommé « âges hésiodiques ».

Evidemment, c’est loin d’être le cas. Et les promesses ont été bien déçues. Nous sommes bien loin des espoirs placés par les peuples d’une région qui compte pas moins de 95 millions d’habitants dans une organisation qui n’a pas réussi à dessiner un avenir meilleur.

1 à 3 points de croissance

Inutile d’indiquer, alors que nous fêtons en ce 17 février 2018, donc, le vingt-neuvième anniversaire de l’UMA, ce qui rassemble les cinq pays du Maghreb : la langue, la religion, l’histoire, la géographie et la culture.

Comme il serait inutile de préciser que les promesses d’un destin commun datent bien avant 1989 : un Bureau du Maghreb avait été fondé, au Caire, du temps de la lutte pour la libération nationale des pays du Maghreb.  Ou d’évoquer le coût du non-Maghreb économique : 1 à 3 points de croissance. Soit des milliers d’emplois et des opportunités en matière d’exportation.

Certes l’UMA existe. Elle dispose d’un siège (à Rabat, au Maroc), d’une administration, d’un Secrétaire général, d’un Conseil de la présidence, d’un parlement (un Conseil consultatif), d’un conseil des ministres des Affaires étrangères, d’un drapeau et même d’un hymne (national),…

Mais, ces dernières structures ne fonctionnent pas toujours bien. Réuni au cours de six sessions, le Conseil de la présidence, auquel le Traité du 17 février 1989 accorde une importance vitale (il est le « seul habilité à prendre des décisions », article 6), ne s’est pas réuni depuis 1994 !

Des relations bien difficiles entre l’Algérie et le Maroc

Un blocage que tout le monde ressent. Et dont les raisons sont on ne peut plus évidentes. A commencer par les relations bien difficiles entre l’Algérie et le Maroc (près des 73 millions d’habitants, soit les 2 /3 de la population de la région).

On sait que la frontière est fermée entre les deux pays depuis 1994. Et les deux pays s’opposent catégoriquement – et énergiquement – au sujet d’un conflit sans fin : celui du Sahara. Avec quelquefois des moments bien difficiles. Pour ne pas dire plus.

La situation que vit la Libye, dans le cadre de ce qu’on appelle le Printemps arabe de 2011, ne facilite pas les choses. Le pays est déchiré par une guerre civile, avec deux gouvernements qui s’opposent et des milices qui font des ravages profitant du chaos.

Ces situations sécuritaire et économique difficiles qui prévalent dans la zone maghrébine ont poussé les pays de la région à se refermer sur eux-mêmes.

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