L’Union citoyenne s’insurge

Il y a moins d’un mois que l’Union citoyenne – composée de onze partis – est née pour assurer la transparence, le pluralisme et l’équilibre des conseils municipaux. Le coup d’envoi du dépôt des candidatures pour les prochaines municipales ayant eu lieu, l’Union citoyenne  a souhaité éclairer l’opinion publique lors d’un point de presse.

Watfa Belaïd, présidente du comité central du parti Machrou3 Tounes, a souligné que l’objectif de ce point de presse est d’alerter l’opinion publique sur les dépassements décelés  à propos des listes électorales. Citant ainsi les défaillances constatées au sein de l’organisation de l’Instance supérieure indépendante pour les élections ( ISIE ) et la lourdeur des différents intervenants pour la préparation des dossiers juridiques des candidatures », nous a-t-elle indiqué.

Tout comme elle a fait savoir que les partis au pouvoir, à travers leurs ministres, leurs délégués, ainsi que les gouverneurs se sont mobilisés pour tirer profit de la situation, en utilisant leur notoriété. « Ce qui constitue une grosse entrave au processus électoral », a-t-elle ajouté.

De son côté, Ahmed Nejib Chebbi, fondateur du parti Mouvement Démocrate, a dénoncé la mainmise des partis au pouvoir sur les prochaines élections municipales. Il a également ajouté: « Il faut qu’il y ait un sursaut politique, car les citoyens ne font plus confiance aux politiciens. Le risque avant tout est le désaveu des citoyens qui se manifestera dans le taux d’abstention, surtout dans cette conjoncture si difficile. »

Abondant dans le même sens, Mehdi Jomaa, fondateur du parti al Badil Ettounsi, déclare: « Il faut mettre fin aux dépassements de la part de certains partis politiques. L’objectif principal est d’organiser ces élections dans la transparence la plus totale. C’est comme cela que l’on pourra redonner de l’espoir aux Tunisiens »

Pour sa part l’ATIDE ( l’Association tunisienne pour l’intégrité et la démocratie des élections), à travers ses 60 observateurs, lors du coup d’envoi du dépôt des candidatures, a constaté des dépassements: « Le fait que nos observateurs et observatrices aient été confinés sur les gradins des salles de sport et dans des lieux éloignés de la zone d’acceptation des candidatures les a empêchés de suivre la procédure de manière adéquate, ce qui est une entrave au travail des organisations de la société civile et une violation du principe de transparence (Jendouba, Sfax, Monastir et Tunis 2). En outre, l’absence de panneaux indiquant l’emplacement des centres de dépôt des candidatures (Bizerte, Le Kef) ne plaide pas en faveur de la transparence non plus. Sans parler de la mauvaise organisation dans certains centres provoquant une situation quelque peu chaotique (Sfax 1 et Médenine), ainsi que la lenteur dans le traitement des dossiers et la délivrance des reçus, atteignant dans certains cas plus de quatre heures pour un même dossier (Tunis 1), souligne l’ATIDE. 

De ce fait, elle a exhorté l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections – (ISIE) à faciliter le travail des observateurs et observatrices, en leur allouant de meilleurs espaces et en leur permettant de se déplacer dans le centre, afin de pouvoir accomplir au mieux leur mission d’observation.

Le renforcement de l’encadrement et la supervision de ses agents en vue d’accélérer l’acceptation des dossiers de candidature et la diffusion des statistiques quotidiennes, afin d’augmenter la transparence du processus sont autant de recommandations de l’ATIDE adressées à l’Instance.

 

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