ARP – BCT : le blacklisting de la Tunisie au centre des débats

ARP L'Economiste Maghrébin

134 députés, sur les 157 présents- alors que l’ARP en compte 217 en totalité- ont voté la confiance au nouveau gouverneur de la Banque centrale, Marouane El Abassi.

Lors de cette séance plénière, plus de la personnalité du nouveau gouverneur de la BCT, ce sont les répercussions du blacklisting de la Tunisie qui ont retenu l’attention de l’hémicycle.

Mongi Rahoui, député du Front Populaire, a souligné: « Nous n’avons aucune connaissance du plan d’action ni de la Banque centrale, ni du gouvernement. »

S’exprimant sur les causes du classement de la Tunisie, qui ont entraîné la démission de Chedly Ayari, il estime qu’il fallait prévenir et se conformer aux normes internationales, plutôt que de se retrouver dans la situation de devoir guérir.

Il renchérit: « La responsabilité de cet échec est à attribuer au gouvernement. » M. Rahoui précise que la Commission des Finances, dont il est le président, a envoyé une correspondance au chef du gouvernement afin d’obtenir des clarifications et sur le classement de la Tunisie dans la liste noire de l’UE, et sur la démission de Chedly Ayari. Il ajoute: « Tout le monde est au courant des pressions exercées sur M. Ayari pour qu’il démissionne et ne révèle pas ce qu’il sait. »

Et de poursuivre: « Le  gouvernement actuel est incapable de lutter contre la corruption et la contrebande. Nous sommes face à un système qui refuse de s’adapter aux valeurs de la Révolution. »

De son côté, Noureddine Bhiri, député du mouvement Ennahdha, a reproché au gouvernement de ne pas faire la lumière sur cette affaire. S’il s’agit d’une faute volontaire, il faut déterminer les responsables de cet échec, souligne-t-il. 

Il ajoute: « Il faut doter la Banque centrale et la CTAF des instruments nécessaires pour le contrôle des transactions au profit d’associations suspectes. Tout comme il faut redresser le dinar tunisien, dont la dépréciation a un impact négatif sur l’économie tout entière. »

Par ailleurs, Sofiane Toubel, député du parti Nidaa Tounes, a mis l’accent sur les accusations mutuelles que s’échangent la Banque centrale et le gouvernement. Pour lui, cela ne rime à rien. Il estime que le gouvernement a fait son travail, car le plan d’action de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme a été établi lors d’un conseil ministériel, peu avant la réunion du 29 octobre 2017, en Argentine. Il conclut: « Il faut éviter les conflits, car l’intérêt du pays doit primer avant tout. »

 

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