Les députés réagissent après la démission de Chedly Ayari

ARP L'Economiste Maghrébin

Chedly Ayari a présenté mercredi au chef du gouvernement sa démission, quelques heures après son audition à la commission parlementaire à l’ARP. 

Olfa Soukri Chérif, députée indépendante, s’est interrogée : « Serait-ce le prix de la compromission qu’on a payé pour des concessions de coalition non naturelle? » Elle précise à cet effet: « Aujourd’hui, le gouvernement tend à fermer les yeux au nom de la stabilité politique. Est-ce la stabilité ou le renforcement de la démocratie que l’on souhaite, au nom d’une politique publique transparente, saine et redevable auprès du citoyen? Aujourd’hui, il y a une obligation de clarification vis-à-vis de l’opinion publique concernant les révélations de la CTAF:  s’il s’avère qu’un certain nombre de djihadistes présumés sont des fonctionnaires de l’Etat, il ne faut pas oublier que l’amnistie des personnes ayant été emprisonnées sous l’ancien régime, pour être ensuite intégrées dans la fonction publique, y est pour beaucoup. Si l’on estime que la Banque centrale a fait son travail, plusieurs autres ministères ont leur part de responsabilité dans le désastre qui a frappé l’image du pays, comme ceux de la Justice, de l’Intérieur, des Affaires étrangères… Eux aussi devraient être auditionnés. »

Et d’ajouter:  « Quand le gouvernement se décidera-t-il à s’attaquer aux sociétés écrans, aux associations suspectes qui ont beaucoup contribué à la réputation d’exportateur de terrorisme que s’est forgé le pays? »

Leïla Hamrouni, députée du bloc al Watanya, estime pour sa part que la démission de Chedli Ayari a ôté le suspense qui s’est créé lors de l’audition de la CTAF. Nous sommes restés quelque peu sur notre faim car les révélations inquiétantes de la Commission des affaires financières de la BCT  nous laissait espérer que toute la vérité allait être étalée au grand jour. Les investigations de la CTAF prouvent que la Banque centrale a rempli son rôle, c’est aux pouvoirs publics de relayer ces investigations par des enquêtes approfondies, plutôt que d’appliquer la politique de l’autruche « , assène-t-elle en conclusion. 

 

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