Renseignements financiers : qu’en pensent les députés?

Crédits photo Al Bawsala

Ce n’est que dans la journée du 15 février que les députés décideront du sort de Chedly Ayari à la tête de la BCT, pour le révoquer ou le maintenir à son poste. Mais à l’heure actuelle, qu’en pensent les députés après l’audition des représentants de la CTAF.  

Samia Abbou, députée du Courant Démocrate, a souligné que la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF) a fait son travail en alertant le gouvernement des risques encourus dans le classement de la Tunisie. Limoger le gouverneur ne résout pas le problème. Elle ajoute:  » Aujourd’hui la situation est grave. Nous devons sanctionner ceux qui ont commis des fautes graves. Certes le gouverneur en tant que premier responsable. Il y a un autre point qui n’a pas été  évoqué, la corruption des partis politiques, les sociétés écrans, le marché parallèle. Rien ne va, les conséquences seront lourdes tant qu’il n’y a pas de contrôle. ».

De son côté, Marouen Falfel, membre de la Commission des Finances à l’ARP et député du bloc parlementaire Machrou3 Tounes, a reproché le manque de sensibilisation sur tous les mécanismes de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Il précise à cet égard:  » Il y a une première défaillance au niveau des déclarations; une deuxième au niveau des moyens techniques et humains mis à la disposition de la CTAF qui peuvent avoir une incidence négative sur la qualité de l’analyse, l’efficience de l’analyse et au dernier volet, l’impact sur des sanctions prises par les autorités, la justice, qui peuvent avoir un effet préventif et dissuasif pour créer un climat d’affaires sain. »

Il conclut :  » On ne peut nier que la première responsabilité incombe à la Banque centrale, pour la simple raison qu’elle représente l’autorité de régulation du système bancaire. Ensuite vient la  justice par sa lenteur dans la sanction des crimes de blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ».

Mohamed Ben Salem, député du mouvement Ennahdha, a souligné  pour sa part que la responsabilité incombe avant tout au gouvernement, idem pour les Européens : le deuxième classement comme le premier relatif aux paradis fiscaux est un acte hasardé et tout aussi injuste », tance-t-il.

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