Audition de la CTAF en présence de Chedly Ayari

chedly ayari

Obtenir des clarifications sur le classement de la Tunisie dans la liste noire de l’UE des pays tiers exposés au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme, tel est l’objet de l’audition de la CTAF  (Commission des affaires financières) au sein de la BCT, en présence du gouverneur Chedly Ayari.


L’audition parlementaire qui devait débuter à 9h, a commencé avec une heure de retard. Présent lors de l’audition, Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale, a déclaré avoir mis au courant longtemps à l’avance le gouvernement des risques encourus par le pays. En effet, 27 correspondances ont été envoyées par la BCT au gouvernement, en particulier le rapport de la CTAF sur le GAFI.

Abondant dans le même sens, Lotfi Hachicha, secrétaire général de la CTAF, a fait savoir que 1500 déclarations de soupçons de blanchiment d’argent ont été transmises à la commission et 500 affaires sont entre les mains de la justice. Il a également ajouté: « La directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, notamment dans son article 9, stipule que “la Commission devrait réexaminer en temps opportun la liste des pays tiers à haut risque énumérés dans le règlement délégué (UE) 2016/1675 à la lumière des progrès accomplis par ces pays pour remédier aux carences stratégiques de leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Elle devrait tenir compte, dans ses évaluations, des nouvelles informations communiquées par les organisations internationales et les instances normatives, telles que celles publiées par le Groupe d’action financière(GAFI). À la lumière de ces informations, elle devrait également recenser d’autres pays tiers à haut risque dont les dispositifs de LBC/FT présentent des carences stratégiques”. »

Le Groupe d’Action Financière  (GAFI) a dressé une liste de 40 normes auxquelles les systèmes financiers et bancaires des pays  à travers le monde doivent se conformer, en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ce dispositif  de 40 normes a été mis en place en concertation avec les autorités nationales de supervision et de régulation des pays concernés.

Sur ces 40 normes ou recommandations, la Tunisie n’en a appliqué que 27, selon le responsable de la CTAF. Il a en outre révélé qu’un plan d’action est en cours de préparation pour être mis en œuvre dès juin 2018, ce qui permettra de faire d’importantes avancées dans le sens suggéré par le GAFI.

Lotfi Hachicha a conclu: « Les recommandations du GAFI définissent un cadre complet et cohérent de mesures devant être mises en œuvre par les pays, afin de lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que le financement de la prolifération des armes de destruction massive ».

La correspondance de FATF

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