Samir Taïeb appelle le FIDA à accroître la part de la Tunisie dans le soutien financier

Samir Taïeb - Rome

Samir Taïeb, ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche  a appelé le Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (FIDA) à accroître la part de la Tunisie dans le soutien financier, au cours de la période à venir, et à revoir les conditions d’octroi des prêts pour se lancer dans les futurs projets, tout en examinant la possibilité d’ouvrir un bureau du Fonds en Tunisie.

Intervenant lors de sa participation, aujourd’hui, à l’ouverture de la 41ème édition du Conseil du FIDA, tenue les 13 et 14 février à Rome – Italie, sur le thème: «La fragilité de la capacité à résister à long terme: investissement dans l’économie rurale durable», le ministre a souligné que le secteur agricole et de la pêche représente, depuis l’indépendance, l’un des principaux piliers de l’économie nationale et a contribué dans la réalisation de certains nombres d’objectifs de développement du pays.

Dans ce sens, il a, selon ses dires, contribué ces dernières années dans la hausse du niveau de la croissance économique, la sécurité alimentaire et le développement des exportations, en plus de la valorisation des ressources naturelles disponibles et la préservation de l’environnement.

Ainsi, Samir Taïeb a affirmé que la Tunisie a, jusqu’à cette date, réussi à établir la démocratie, mais qu’elle rencontre toujours des difficultés sur le plan économique et social. A cet égard, il a appelé le Fonds à soutenir davantage le processus du développement en Tunisie, rappelant que le pays a bénéficié jusqu’à présent du soutien financier du FIDA destiné à 15 projets dans le secteur agricole, en particulier les projets de développement intégré, et ce, grâce à des prêts et des dons, d’une valeur totale de 243 millions de dollars, dont trois projets sont en cours d’achèvement.

Ces projets ont contribué à améliorer le niveau de vie de plus de 112 mille ménages ruraux à revenu limité, de leur fournir de l’eau potable et de les intégrer dans le cycle économique, et ce, grâce à la création d’emplois et l’intégration des petites zones irriguées pour combler les besoins de ces ménages.

D’autre part, le ministre a estimé que les priorités du secteur agricole et de la pêche, tracées dans le plan quinquennal 2016/2020, visent à développer les ressources naturelles, assurer leur durabilité, réduire les effets des changements climatiques, resserrer l’exploitation des terres agricoles internationales, promouvoir les systèmes de production, améliorer leur compétitivité, assurer leur pérennité et à promouvoir l’investissement et le financement

Elles visent, également, à renforcer le rôle de l’agriculture dans le développement rural et à rationaliser la bonne gouvernance du secteur agricole et de la pêche.

En conclusion, le ministre a salué le rôle important joué par le FIDA, en tant que partenaire stratégique de la Tunisie, pour promouvoir le secteur agricole et de la pêche dans le pays.

A noter que le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies, créée en 1977 afin de mobiliser des ressources financières et attribuer des moyens abordables au profit des projets agricoles dans les pays en développement. La coopération tunisienne avec le Fonds remonte au début des années 1980 et il est considéré comme l’un des premiers donateurs au secteur agricole.

Le secteur agricole en chiffres

Au terme du mois de janvier, la balance commerciale agricole tunisienne a enregistré un excédent de 76 millions de dinars contre un déficit de 232,9 millions de dinars une année auparavant, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Agriculture.

Cette performance est due essentiellement à la hausse de 102,3% de la valeur des exportations alimentaires à 481,9 millions de dinars et d’une baisse de 13,4% des importations par rapport à l’année précédente à 405,9 millions de dinars.

Parmi les principaux articles d’exportation qui ont affiché un important dynamisme, figurent l’huile d’olive avec +228%, les produits de la mer (+62%), les conserves de légumes et de fruits (+55%) et les dattes (+43%).

Les produits agricoles importés ayant connu une baisse en valeur de l’importation sont, entre autres, le maïs avec -60%, l’orge (-57%) et le blé tendre (-17%).

Le secteur agricole fournit 10% des recettes d’exportation totales de la Tunisie et représente 10% du PIB.

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Publié le 13/02/2018 à 16:03

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