Zied Lakhdhar : “La destitution de Chedly Ayari est venue tardivement”

Lakhdhar Zied L'Economiste Maghrébin

L’incertitude règne. Entre maintien ou révocation du gouverneur de la Banque centrale, les diagnostics vont bon train. Qu’en pense l’opposition? Rencontré à l’ARP, Zied Lakhdhar, député du Front Populaire dresse l’état des lieux de la situation actuelle.

Il a déclaré à ce sujet: “Nous n’avons pas voté pour Chedly Ayari au moment où il a été nommé. Tout comme à ce jour, nous n’avons pas encore compris les raisons de la destitution de Mustapha Kamel Nabli. D’ailleurs, la destitution d’aujourd’hui est venue tardivement, cela aurait dû être fait bien avant, depuis la dépréciation du dinar, plutôt que sur le fond de cette question du blacklisting de la Tunisie.”   Selon lui, ce qui s’est passé, ne va pas résoudre le problème. Tout en se déclarant favorable à la destitution de l’actuel gouverneur de la BCT, il estime que: “Le remplacer par Marouen Al Abassi, par un homme du sérail de la Banque mondiale, est contraire à la position du Front Populaire.”

Dans un autre cadre, M. Lakhdhar a fait savoir que l’actualité du moment est le bras de fer qui oppose Ennahdha au Front Populaire. “Nous voulons des clarifications, qui à ce jour sont restées vaines. Ont-ils vraiment réussi à séparer le religieux du politique? Personne ne s’est exprimé sur le sujet.”

Et de conclure: “Je considère que Rached Ghannouchi est resté sur la défensive. Il ne fait que nous attaquer. Même s’il essaie comme toujours de jongler par un double discours, avec l’Union européenne et l’administration américaine les rapports de force ont changé. Il en va de même des derniers propos du président américain qui ne sont favorables ni aux frères musulmans ni à Ennahdha.”

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Publié le 12/02/2018 à 15:11

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