Leila Chettaoui : « La CTAF devrait avoir le droit d’enquêter »

Le classement de la Tunisie dans la liste noire de l’UE des pays tiers fortement exposés au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme a surpris aussi bien l’opinion publique que la classe politique.

Leila Chettaoui, députée du bloc Machrou3 Tounes, a souligné que la commission tunisienne des analyses financières (CTAF) n’a fait qu’analyser des informations et émettre des recommandations. « Savez-vous que sous d’autres cieux l’équivalent de la CTAF dispose d’une cellule de renseignement et a le droit d’enquêter, pourquoi pas nous? », s’est-elle exclamée. 

Elle ajoute que dans un contexte très particulier depuis 2012, la Tunisie a été confrontée à des actes de terrorisme, d’assassinats d’hommes politiques, d’envoi des jeunes dans les zones de combat, avec une présence de 18 000 associations, n’est-il pas temps aujourd’hui de réviser les prérogatives de la CTAF  pour les faire évoluer ?

« La responsabilité n’est pas liée au secteur bancaire seulement. Notre grand problème c’est l’économie parallèle et là les responsabilités ne se comptent pas », a-t-elle conclu.

Rappelons que la Tunisie a été incluse dans la liste noire des pays tiers susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Ainsi en a décidé le Parlement européen dans la journée du 7 février.

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