Conect : la Tunisie doit accélérer les réformes nécessaires

Conect taux directeur L-Economiste-Maghrébin

Suite à la décision du Parlement européen d’inclure la Tunisie dans la liste noire des pays fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, la Conect tire la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de cette décision sur le plan économique, l’image du pays à l’étranger et ses relations avec ses partenaires et les bailleurs de fonds.

Il est impératif, selon la Conect, d’analyser urgemment les causes réelles de cette décision, en associant toutes les parties concernées, notamment les représentants des milieux économiques du pays. Il faut préciser dans la transparence totale les responsabilités et prendre les mesures qui s’imposent en termes de correctifs, de restructuration des administrations et des organismes officiels responsables de ces dossiers et de réformes profondes concernant surtout le volet financier, bancaire et douanier, les transferts de fonds et leur origine, la contrebande et le commerce parallèle.

A cet égard, la confédération appelle à une action nationale immédiate impliquant, sous l’autorité directe du Chef du Gouvernement, les ministres concernés, des responsables de la diplomatie économique, des experts et les représentants des milieux économiques.

Cette action vise à suivre de près la situation et à engager les concertations avec les institutions concernées de l’Union européenne pour retirer la Tunisie de ce classement dans les plus brefs délais.

En conclusion, la Conect n’a pas manqué d’estimer que la Tunisie, qui a enregistré des réussites certaines dans sa lutte contre le terrorisme par des mesures sécuritaires qui ont fait leur preuve, est à même de consolider ses acquis contre les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme par des mesures juridiques, financières et de contrôle des transferts de fonds adéquates et rigoureuses.

 

1 COMMENTAIRE

  1. C’est bien de tirer la sonnette d’alarme,mais le fait y est .Quelles seront donc les mesures correctives?Que devons -nous faire réellement pour retirer la Tunisie de cette deuxième black liste?.Faut -il croire aux efforts de la diplomatie économique?

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