Patrice Bergamini: « Le classement de la Tunisie sur la liste noire n’est pas une sanction »

covid-19 - l'économiste maghrebin

La Tunisie hier a connu un mercredi noir ayant été incluse par le Parlement européen dans la nouvelle liste noire des pays exposés au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme.

Intervenant sur les ondes radiophoniques, le chef de la Délégation européenne en Tunisie Patrice Bergamini a déclaré: « Nous savons que la Tunisie est du bon côté, mais il y a encore cette nécessité d’aller de l’avant sur des transformations, des modifications et sur réformes structurelles. »

Selon lui, il faut du changement et « ce n’est qu’en œuvrant ensemble que l’on pourra mieux lutter contre le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme », a-t-il poursuivi.

M. Bergamini ajoute: « Il y aura un travail à faire sur l’accompagnement de la Tunisie en matière de réformes structurelles, mais aussi sur le plan législatif et réglementaire qui sera ensuite transmis au GAFI pour que dans les prochaines semaines ou les prochains mois, on puisse avoir un autre classement de la Tunisie… Tout dépendra de la volonté de la Tunisie de mener les réformes qui s’imposent. »

Et de poursuivre:  » Le classement de la Tunisie sur la liste noire n’est pas une sanction, il s’agit plutôt d’une opportunité d’aller vers plus de vigilance et d’efficacité dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. »

« Nous allons travailler ensemble avec les autorités tunisiennes pour que le pays soit retiré d’ici l’été prochain de ce classement », a conclu l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Tunisie.

 

 

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