Les transformations des blocs parlementaires de 2014 à aujourd’hui

plénière - l'économiste maghrebin

La composition du paysage politique actuel semble avoir pris une autre dimension depuis le résultat des  élections législatives et jusqu’à ce jour. En 2014, les résultats du vote avaient donné la victoire au parti Nidaa Tounes avec 86 sièges, suivi d’Ennahdha (69 sièges), de l’UPL (16 sièges), du Front Populaire (15 sièges), du courant démocrate (10 sièges), exæquo avec Afek Tounes et l’Appel des Tunisiens à l’étranger, puis le bloc social démocratique avec huit sièges et enfin les indépendants ayant obtenu deux sièges.

Quatre ans plus tard, que sont devenus ces partis politiques? La volonté de vivre ensemble a pris une autre tournure. Nidaa Tounes a perdu plus d’une vingtaine de députés après un appel à la division bel et bien confirmé. Les dissidents ont créé de nouveaux partis: Machrou3 Tounes (le projet de la Tunisie) avec 21 députés de Mohsen Marzouk, Beni Watani de Saïd Aïdi qui se prépare aux élections municipales, mais qui n’a pas encore de députés au Parlement. Ainsi, le hold-up de la politique a conduit à ce clivage plutôt morose qui semble s’éterniser. Seul le parti Ennahdha demeure influent, en perdant un seul siège.

Il est clair que le jeu politique depuis les quatre dernières années n’a fait que déstabiliser le pays et les ambitions de cette classe politique se sont intéressées davantage à leurs propres intérêts qu’à celui de l’Etat. Alors que la situation se complique de plus en plus, le parti majoritaire de l’ARP Nidaa Tounes a perdu en crédibilité. Par contre, la cohabitation avec le mouvement Ennahdha a permis à ce dernier de tirer son épingle du jeu.

Enfin, la mise en place de réformes qui tardent à venir sur le plan économique, la lutte contre le chômage, la corruption, le terrorisme, sont autant d’enjeux primordiaux pour le gouvernement d’union nationale, pour la période à venir, car il y va du salut du pays.

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