Le budget familial, l’été et la crise économique : l’épreuve

crise économique

Deux dates assez significatives ne manqueront pas de mettre à dure épreuve le budget familial en cette fin d’été : l’Aïd El-Idha et la rentrée scolaire qui suivra quelques jours après. Le tout sur fond de crise économique aux effets rampants. Focus sur une réalité  «sonnante et trébuchante».

La particularité de ce qui se passe sous nos cieux sur le plan économique, tous profils  et sujet confondus, se manifeste invariablement durant la période estivale. Depuis le début du mois de juillet, les choses au niveau des prix et des échanges économiques ont commencé à se corser, multipliant d’une manière aiguë les retombées de l’étouffante crise qui accable le pays. La réalité quotidienne renvoie un son de cloche des plus alarmants pour le budget familial qui s’est trouvé du coup au défi de nombreuses échéances et contraintes budgétaires. Cet été particulièrement les choses ont pris de l’ampleur, à tel point que l’on imagine mal comment chacun de tous ceux qui sont à l’épreuve de la crise arriveront à «joindre les deux bouts» et donc «à s’en sortir». Qu’on en juge : à peine sortis du rendez-vous du Ramadan et de l’Aïd qui ont saigné à blanc les budgets, la période des fêtes de mariage et de l’appel des plages avec l’hémorragie des dépenses que l’on peut imaginer a davantage corsé la note. Seule échappatoire : l’endettement.  Ramadan, l’Aïd et le reste ont passé le témoin à d’autres occasions toutes aussi éprouvantes que génératrices de graves conséquences sur le plan des finances familiales. Deux échéances se profilent à l’horizon du court terme. L’Aïd El-Idha est imminent et le pays ne vit désormais qu’au rythme du cours des prix des moutons. Une atmosphère fébrile qui, cette année, couve mal la gêne économique ressentie partout. Et comme un contretemps- financièrement parlant- ne suffit pas, la rentrée scolaire prendra la relève de l’Aïd quelques jours seulement après. Et c’est reparti…

Quatre rendez-vous qui ont pesé et continueront de le faire d’un poids terrible sur le budget des ménages. Cela, on le sait, n’est pas sans conséquences  à court et à moyen termes sur les capacités financières des familles et donc sur  le pouvoir d’achat d’une manière générale. Si on additionne tout cela à la situation de crise économique déclarée, on ne peut qu’être effaré des conséquences à attendre.

La réalité quotidienne dans les marchés où les ménages s’approvisionnent est on ne peut plus révélatrice du malaise quasi-général à ce propos. Les prix ont slalomé pour atteindre parfois des sommets «effrayants». Qu’on se rappelle l’épisode des tomates à presque trois dinars le kilo, la voltige du piment, le persil à un dinar et, actuellement, le citron- du jamais vu- à… 5 dinars. Les prix ne s’embarrassent, dans cette logique de crise, d’aucun scrupule  pour noircir davantage ce tableau de fuite en avant des prix et, par ricochet, des possibilités. L’été de cette année n’a pas été clément sur le plan économique puisqu’il a aligné en si peu de temps des occasions à forte incidence financière qui, de l’avis général, ont attisé la flamme de la crise économique en mettant le budget familial au défi de ses limites et de son incapacité à assurer. Conséquence logique : la flambée de l’endettement. Bonjour les dégâts !

Il est significatif que crise oblige certains événements ont été relégués au chapitre des intérêts de seconde zone. Le propos concerne la saison des soldes qui en est à un mois de son lancement. L’avis général est, comme  a titré un quotidien de la place,  «qu’on ne se bouscule pas au portillon». Il y a de fortes chances que la saison de cette année se termine en «ré mineur» et ne connaisse pas le succès que l’on escomptait. Constat logique puisque les charges qui pèsent sur les familles se multiplient et s’accouplent, dans un laps de temps très réduit, pour pousser le budget familial dans ses derniers retranchements. Tel est malheureusement le cas sous nos cieux. Pour combien de temps encore?

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