Police environnementale : opérationnelle à partir du 13 août à moins d’un nouveau report

C’est probablement le 13 août prochain que l’activité officielle du corps de la police environnementale démarrera après avoir fait en préalable ses preuves sur le terrain durant toute la période écoulée mais d’une manière plutôt conciliatoire, loin de toute sanctions et réprimandes.

Ce démarrage a été reporté au 13 juin dernier, date à laquelle il aurait dû être effectif. Cette fois, les choses semblent prendre forme et durant la semaine prochaine, le Grand-Tunis particulièrement sera sous le contrôle de ce nouveau corps de police de proximité qui, faut-il le dire, ne fait pas d’ores et déjà l’unanimité, et ce, sur de nombreux points.

Alors qu’en fait cette entrée officielle en fonction aurait dû avoir lieu durant le premier trimestre de l’année en cours, des circonstances d’origines diverses ont contraint à son report.  Des facteurs, d’ordre essentiellement logistique, ont imposé, à chaque fois, de revoir le programme du coup d’envoi annoncé. Ceci sans occulter les critiques qui ont accompagné la création de cette police et qui a pesé sur son démarrage.

Il semble que cette fois, les dispositions sont prises pour qu’elle ait lieu effectivement. Durant un certain temps, plus  d’un mois, les agents de cette police ont eu à exercer ponctuellement leurs prérogatives en certains endroits de la ville. Ils ont accompli des missions de contrôle et ont dressé des P.V. à l’encontre des contrevenants mais sous forme d’amendes dites « blanches », façon de marquer leur présence dans les villes.

La phase « pacifique » étant terminée, il est  temps de montrer qu’on ne badine pas avec l’environnement et de mettre en application comme de juste les sanctions prévues par la loi.

Il est à rappeler que ce corps d’agents, dont le nombre  est de 160 actuellement, est placé sous la tutelle de l’administration des collectivités locales. Il démarrera ses activités dans 74  circonscriptions municipales dont 34 dans le Grand-Tunis, 20 dans les chefs-lieux de département d’une vingtaine de gouvernorats de l’intérieur autant en ce qui concerne les municipalités de grande densité démographique.

La loi n. 2016 du 5 avril 2016 qui  encadre son institution et ses prérogatives stipule qu’en cas d’infraction dûment constatée, le fautif devra s’acquitter d’une amende qui peut atteindre 330 dinars.

La création de cette police a fait l’objet d’une polémique, surtout en ce qui concerne son appellation et  les tâches qui lui sont assignées.  La qualification de police pour ce nouveau corps d’agents a soulevé un tollé dans les rangs des forces de l’ordre. La critique se focalise au niveau de l’amalgame créé par cette appellation. Certains estiment à ce propos que la formation de base n’étant pas la même pour les deux corps, il n’est pas admis de leur octroyer, du fait de l’enseigne de police, les mêmes prérogatives.

Pour le second volet critique, il est question surtout du risque d’empiètement des fonctions de ce nouveau corps avec celles de la police municipale.  L’on réclame à ce propos des éclaircissements avant  l’entrée en vigueur des activités de la police environnementale ne soit effective le 13 août prochain. A moins que la chose ne soit pas, encore une fois, reportée.

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