Jendouba: le Code pénal ne badine pas avec les pyromanes

Les incendies qui ravagent depuis une semaine le gouvernorat de  Jendouba ont détruit  plus de 200 hectares de végétation. En totalité, plus de 15 incendies ont été enregistrés  dans les zones forestières.

Les scènes sont surréalistes. Le Nord-Est,  Aïn Draham et Fernana sont en proie aux flammes depuis deux jours.  Les  familles  habitant dans  la région ont été évacuées. L’armée  a joint ses efforts à ceux des agents de la Protection civile et  des agents forestiers. Les premiers résultats de l’enquête évoquent l’incendie criminel. Une affirmation que le chef du gouvernement a étayée annonçant que plusieurs personnes sont impliquées. Quatre personnes ont été prises en flagrant délit et écrouées sur ordre du juge d’instruction.

 Que risquent-elles selon le Code pénal?

D’après l’article 307 du Code pénal : « Est passible de prison à vie quiconque aura mis volontairement le feu, directement ou indirectement, à des édifices, navires, bateaux, magasins, chantiers habités ou servant d’habitation, et généralement aux lieux habités ainsi qu’aux voitures,  trains et autres contenant des personnes ou faisant partie d’un convoi de voitures de transport, qu’ils appartiennent ou non à l’auteur de l’incendie »

« Est puni de douze ans d’emprisonnement, quiconque aura mis volontairement le feu, directement ou indirectement, soit à la paille ou au produit d’une récolte en tas ou en meules, soit au bois disposé en tas ou en stères, soit aux voitures ne faisant pas partie d’un train contenant des personnes, soit à tous autres meubles n’appartenant pas à l’auteur de l’incendie »

Notons que la peine de mort est encourue si l’incendie a provoqué mort d’homme.

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