Immigration clandestine : où en est la commission d’enquête?

Alors qu’elle a vu le jour en 2015, la  commission nationale d’enquête et d’investigation sur le sort d’environ 500 jeunes Tunisiens portés disparus en mer n’a pas fourni des réponses  aux familles des victimes, d’après  le forum tunisien des droits économique et sociaux. Explication.

Dans une déclaration accordée à leconomistemaghrebin.com, le président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux a considéré que la commission a dépassé la période de travail autorisée, fixée à un an. Et qui, plus est,  n’a fourni aucune information aux familles des disparus en mer.

Il s’agit d’une commission interministérielle qui a vu le jour en 2015. Mais à ce jour, les résultats du travail n’ont pas encore vu le jour d’après le président du FTDES, Abderrahmane Hedhili.

Pour rappel, en 2011, les statistiques tablaient sur 1500 Tunisiens disparus en mer mais au fur et à mesure que le sort de plusieurs personnes a été clarifié (en vie, mort, en prison, hospitalisé), le sort d’environ 500 personnes est resté inconnu.

Pour rappel, l’enquête intitulée « Les jeunes et la migration non réglementaire : enquête de terrain des représentations sociales, les pratiques et les attentes », réalisée par le FTDES, montre que les jeunes enquêtés ont des problèmes d’ordre familial ou en tout cas ayant commis des actes qui relèvent du pénal  : problèmes familiaux (24%), cambriolage et vol à l’arraché  (16,9%), violence dans les stades (13,7%), problèmes dans le milieu professionnel (16,4%), font partie des réseaux de l’immigration clandestine ( 9,2%), problèmes avec les agents de l’ordre (18,7%), ébriété sur la voie publique (9,6%), commerce illicite ( 10,5%) , dealer ( 6,9%), vagabondage (11,7%).

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here