Décentralisation : entre lueur d’espoir et limites

Décentralisation L'Economiste Maghrébin

La conjoncture politique fait que la décentralisation et les élections municipales sont des sujets importants à l’heure actuelle. C’est dans cette optique que Le Cercle Kheireddine a organisé, en partenariat avec l’Amicale des gouverneurs de Tunisie, une rencontre débat intitulée «La question de la décentralisation en Tunisie : démocratie locale ou démantèlement de l’Etat».  

Prenant la parole le modérateur, Néjib Trabelsi, a indiqué que le thème est lié intimement à l’article 7 de la Constitution. L’évocation de ce sujet se déroule sur fond de préparation à l’examen par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP)et à l’adoption du projet de code des collectivités locales dans sa 19ème version depuis octobre 2015.

Prenant la parole, Abbès Mohsen, un ancien commis de l’Etat, s’est penché sur les limites et les bienfaits de la décentralisation. A travers son intervention, M. Abbès Mohsen a indiqué que la Tunisie a subi l’influence de l’aménagement territorial français.  A cet égard, il a tenu à préciser les nuances entre communes, provinces et régions. Il en ressort que la décentralisation ne doit pas se transformer en un prétexte pour la dislocation de l’unité de l’État. Une harmonisation entre les différents types d’autorités peut bel et bien éviter ce risque de dislocation. Ainsi la décentralisation peut rimer avec autonomie. Il semble que l’intervenant opte pour une décentralisation maitrisée.

De son coté, Mohamed Salah Ben Aïssa, l’ancien ministre de la Justice est revenu sur le rôle du gouverneur dans la nouvelle constitution «face à une décentralisation territoriale, manifestement valorisée». Pour l’intervenant, il est légitime de se demander dans quelle mesure et comment le gouverneur pourra continuer à exercer les attributions qui, jusque là, ont été siennes, en tant que représentant de l’Etat.

La troisième intervention était un retour sur l’aspect historique de la problématique. En effet, l’historien Mohamed Fawzi Saadaoui est remonté jusqu’à l’occupation otthomone de la Tunisie pour expliquer les origines de la question.

Il est à rappeler que la décentralisation consiste en un transfert de pouvoirs de l’État vers des personnes morales de droit public distinctes de lui, qui disposent d’un pouvoir juridique et d’une autonomie financière plus ou moins larges.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here