Ces arrestations qui secouent la Tunisie !

La Tunisie a été secouée par une série d’arrestations de personnalités issues du monde des affaires. Des arrestations inattendues qui alimentent actuellement le débat, tant sur le plan national qu’international. Zoom.

Le tapage médiatique autour de ces arrestations se comprend parfaitement à plus d’un titre : en premier lieu, il s’agit de personnes qualifiées d’intouchables par le large public. En deuxième lieu, pour la première fois les autorités s’attaquent aux barons de la contrebande, car faut-il le rappeler, la stratégie de l’État consistait auparavant à ne s’attaquer qu’aux étalages anarchiques et aux petits dépôts de contrebande. Et enfin, la série d’arrestations semble redonner confiance au peuple tunisien en l’autorité de l’État et sa volonté de lutter contre la corruption. Plusieurs raisons incitent à croire que la Tunisie a franchi une nouvelle étape en la matière.

Le profil des personnes arrêtées : une liste pas comme les autres

A examiner la liste des arrestations et des biens confisqués, il en ressort qu’il s’agit de personnes provenant du monde de la contrebande, de la douane et d’un ancien candidat à la présidentielle. Souvent ces personnalités se présentent comme des hommes d’affaires.

Chafik Jarraya, Yassine Channoufi, Nejib Ben Ismaïl, Ali Grimi, Hlel Ben Messoud Bechir, Mondher Jenayah et Kamel Ben Ghoulem Fraj. Ces personnes considérées comme intouchables sont maintenant sous les verrous. L’arrestation de Chafik Jarraya est l’arrestation qui a fait le plus de bruit, étant donné qu’il est le plus connu, à travers notamment ses apparitions médiatiques dans certaines chaînes et radios privées. Pour dresser son profil, il suffit de consulter le rapport de la commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation élaboré par l’ancien doyen, Abdelfettah Amor (de la page 211 à la page 213).

Rappelons sa fameuse déclaration, à l’encontre du directeur général de la Douane : « Le directeur général de la douane est un nain, il n’ose même pas citer mon nom ! »; ou encore « Youssef Chahed est incapable d’incarcérer une chèvre». De telles déclarations donnent une idée peu flatteuse sur le personnage qui n’hésite pas à défier l’autorité de l’Etat et ses institutions.

L’arrestation de Yassine Channoufi, ancien cadre de la Douane et ancien candidat à la présidentielle, prouve que l’ISIE  serait bien inspirée de diligenter des enquêtes approfondies de respectabilité des candidats à la présidentielle ou autre.

Le gouvernement a- t-il vraiment entamé la guerre contre la corruption ?

Voilà une question qui mérite une réponse claire pour assouvir la soif des observateurs de la scène  politique. Le Chef du gouvernement Youssef Chahed a indiqué qu’il a choisi, comme tous les Tunisiens de lutter contre la corruption, car il lui fallait choisir entre la corruption et la Tunisie. Déclaration qui  résume la détermination de l’Etat dans son offensive contre la corruption. On a même assisté à une manifestation de soutien à Youssef Chahed à la Kasbah.

Si certains se sont posés les fameuses questions: «Pourquoi maintenant? Sur quels critères ces personnes ont-elles été arrêtées? Et pourquoi pas les autres?» D’autres ont affirmé leur soutien inconditionnel au gouvernement.

Attendons voir.

1 COMMENTAIRE

  1. No comment ça revient à la loi de nous répondre à toutes les questions ma seule question est ce que c est cette loi qu on nous ont enseigne nos prof au campus. ?

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