Le taux de change du dinar sous tension

Dianr tunisie - L'Economiste Maghrébin

Selon les données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur les évolutions monétaires et conjoncturelles, les tensions sur le taux de change du dinar se sont intensifiées depuis la deuxième quinzaine du mois d’avril 2017, affichant une dépréciation importante du dinar face aux principales devises.

En comparaison de son niveau de fin mars 2017, le dinar a enregistré sur le marché interbancaire du 1er au 22 mai 2017, une dépréciation moyenne de 7,5% face à l’euro et de 5,1% face au dollar américain, contre une dépréciation de seulement 0,6% vis à vis des principales devises durant la même période de l’année précédente.

La même source a dévoilé que l’accentuation récente du déficit commercial a amplifié les pressions sur la dépréciation du dinar sur le marché interbancaire. D’ailleurs, les importations se sont accélérées sensiblement et d’une manière quasi-généralisée du 1er au 20 mai 2017.

La poursuite de ce rythme de progression des importations risque de maintenir le taux de change du dinar sous tension, rendant sa gestion à travers les interventions sur le marché des changes une tâche de plus en plus compliquée.

Face à cette situation et dans le but d’atténuer les fluctuations excessives de la valeur du dinar, la BCT a procédé à assurer l’équilibre minimum requis entre l’offre et la demande sur le marché des changes à travers la mobilisation des ressources disponibles afin d’améliorer la liquidité.

Par ailleurs, le Conseil d’administration, réuni le 23 mai, a décidé de relever le taux d’intérêt directeur de 25 points de base pour le porter à 5%, et ce, après l’avoir relevé de 50 points de base le 26 avril dernier.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des actions requises face à la montée des pressions tant au niveau de l’inflation que des paiements extérieurs et d’en circonscrire les effets sur la reprise de l’activité économique amorcée au premier trimestre de 2017.

En réaction, l’UTICA a exprimé son extrême surprise face à cette décision, surtout qu’il s’agit de la seconde augmentation au bout d’un mois et que cette décision est intervenue après l’apparition de signes de reprise économique et des indicateurs positifs, notamment au niveau du taux de croissance.

La centrale patronale a affirmé que cette décision implique un risque réel pour les entreprises. Elle aura des répercussions négatives sur leur compétitivité, d’une part, et représente un message négatif aux investisseurs, d’autre part.

A cet égard, l’UTICA a appelé les parties concernées à prendre des mesures appropriées prenant en compte les intérêts des entreprises économiques  et à consulter la centrale patronale sur les dossiers qui sont directement liés à ces entreprises.

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