Recherche scientifique : état des lieux et perspectives

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, a tenu une conférence de presse aujourd’hui, 25 mai, à la Direction Générale de la Recherche Scientifique. La nouvelle stratégie de la recherche scientifique en Tunisie et l’état des lieux  sont les deux parties de la conférence de presse.

D’après le ministre, l’état des lieux du domaine de la recherche scientifique en Tunisie n’est ni catastrophique ni excellent. Il a reconnu l’existence d’un certain nombre de points négatifs.

Le nombre des publications scientifiques indexées est passé de 284  en 1990 à 5739 en 2016. La Tunisie est le premier pays en Afrique en production scientifique rapporté au PIB et au nombre d’habitants et est classé 60ème  pour le nombre total de publications selon Web of Science.   La structure de la recherche scientifique en Tunisie est composée de 314 laboratoires, 324 unités de recherche, 40 centres, et 37 écoles doctorales.  A cet égard, le ministre a fait savoir que l’orientation est de réduire le nombre des unités de recherche pour les fusionner étant donné que leur nombre est un obstacle à la recherche.

Le budget du ministère pour la recherche scientifique en 2017  a été fixé à 300 MDT dont 90.7 MDT  sont alloués directement aux structures de recherche (laboratoires,centre, unités, écoles doctorales), soit environ 30% du budget du ministère.  Les chiffres annoncés par le ministre affirment que le financement de la recherche scientifique provient essentiellement de l’Etat à hauteur de 95%. La recherche scientifique  participe à  0,66% du PIB.   Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique financent la recherche à hauteur de 73%, suivi de 12% de la part du ministère de l’Agriculture et celui de la Santé et 3% d’autres départements.  Ces dépenses en recherches scientifique sont orientées vers les domaines suivants : sciences exactes (33%), sciences de la vie et biotechnologie (29%), sciences sociales, économiques et humaines (24%)  et sciences techniques et ingénierie (STI) 13%.

L’université tunisienne compte 12.250 doctorants, 3379 professeurs et 7921 docteurs ( maîtres assistants). Chaque doctorant  bénéficie d’une prime mensuelle de 250 dinars. A cet égard, il a considéré que l’inscription de plusieurs doctorants au doctorat est contre-productive. En effet, le nombre des inscrits au doctorat est passé de 9076 pendant l’année universitaire 2008/2009 à 14692 en 2015/2016.

Le ministre n’a pas manqué, en conclusion, de citer les points positifs de l’université tunisienne : des ressources humaines de qualité  et une excellente réputation à l’international.

En quoi consiste la nouvelle stratégie ?
Prenant soin de présenter la nouvelle stratégie, le ministre a indiqué qu’elle considère la recherche scientifique comme un domaine de l’excellence et de l’innovation. A cet instar, il a indiqué que les excellents éléments peuvent donner de la valeur ajoutée à la recherche scientifique qui se doit d’être au service du développement socioculturel, humain et économique de la Tunisie. Les objectifs de la stratégie sont bel et bien déterminés  : à l’horizon 2022, la contribution de la recherche scientifique au PIB devrait atteindre 1% . Le financement externe de la recherche scientifique devrait atteindre 25% ( secteur privé, Etat, bailleurs de fonds et autres), et le financement public direct de la recherche devrait atteindre  50%. Le ministre a fait savoir que tous ces objectifs sont réalisables et que le  ministère mettra en œuvre plusieurs dispositifs pour les atteindre.

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