Troubles à Tataouine : des vérités bonnes à dire

Tataouine manifestation - L'Economiste Maghrébin
manifestants devant le siège du gouvernorat de Tataouine le 22 mai 2017 ( source : Radio Tataouine)

Ceux qui suivent aveuglément les criminels qui fomentent les troubles seront les premiers à payer les pots cassés. La Tunisie, qui a plus de trois mille ans d’histoire, finira par prendre le dessus. Elle en a vu d’autres.

Saccage et même vol de bâtiments publics à Tataouine. Un gouvernorat du sud tunisien qui a vécu, ces derniers jours, à l’heure d’un feuilleton du type « Apocalypse now ». Avec mort et blessés. Des événements qui ont attristé plus d’un en cette fin de mois de mai 2017.

Un remake des troubles post-révolution doit donner à penser à plus d’un dans une Tunisie qui tarde à sortir de cette transition démocratique.  En effet, on ne compte plus les troubles qui ont essaimé ici et là depuis le 14 janvier 2011. Avec leur lot de souffrances  pour une population dont le quotidien empire de jour en jour.

De quoi se demander jusqu’où peuvent aller les fauteurs de troubles ? Car il est de notoriété publique que les troubles sont orchestrés par des bandes de malfaiteurs qui ont – à n’en pas douter – des liens étroits avec les trafics de contrebande.

Il est illusoire de penser que l’Etat fléchira face à la violence

Deux grandes vérités se doivent d’être réitérées à ce propos, à l’adresse de tous ceux qui suivent comme des moutons de Panurge des malfrats qui les payent ou les entretiennent afin de perpétrer des actes criminels.

La première est la suivante : ils seront les premiers à payer les pots cassés. Ils s’imaginent bien que tôt ou tard les affrontements avec les forces de l’ordre  et autres saccages devront bien s’arrêter un jour. La Tunisie, qui a plus de trois mille ans d’histoire, finira par prendre le dessus. Elle en a vu d’autres.

A ce moment là, ils se rendront compte que ce qu’ils ont entrepris ne leur a fait que perdre du temps et de l’argent. Il est en effet  illusoire de penser que l’Etat fléchira face à la violence. Et qu’il agira pour procurer un emploi ou un revenu à tous ceux qui le souhaitent. Dans la mesure où il ne le peut pas.

Le travail est certes un droit inscrit dans la Constitution

Même si personne ne nie que le travail est un droit inscrit dans la Constitution, tout le monde sait aussi que cela n’est point possible.

L’Etat, qui collectionne de mauvais résultats, ne peut employer tout le monde au risque de mettre ses entreprises à genoux. Comme il ne peut obliger les entreprises étrangères d’aller, en matière de recrutement,  au-delà d’un certain seuil. Il est des logiques économiques qui s’imposent à tous.

D’autant plus que nombre de candidats à l’emploi dans ces entreprises –n’essayons pas de l’occulter-  ne sont pas toujours employables : ils n’ont pas toujours les qualifications nécessaires. Et, qui plus est, leur reconversion n’est même pas facile.

Les entreprises prendront la poudre d’escampette

Seconde vérité ? L’instabilité ne va pas faciliter les choses. A commencer par les recrutements. Les entreprises installées dans les régions connaissant l’instabilité ne peuvent se permettre longtemps de voir leur production impactée négativement. Bien au contraire, elles ne peuvent que finir, comme cela s’est vu ailleurs, par vouloir prendre la poudre d’escampette.

Inutile de préciser que les entreprises, notamment étrangères, ne perdront pas au change en quittant notre pays. Elles ne peuvent que trouver l’accueil que mérite un investisseur venu offrir croissance et emplois.

Et il faut rappeler ce qui constitue une quasi loi de la nature : les temps ne sont durs que pour ceux qui sont démunis. Les autres auront toujours les moyens de survivre lorsqu’ils ont l’heur ou le malheur de rester sur place.

Nous n’en sommes pas évidemment là. C’est pourquoi il faut se ressaisir. Et au plus vite.

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