Projet de loi sur la réconciliation : une marche pour dire non

Marche réconciliation - L'Economiste Maghrébin

Des voix se sont élevées en chœur samedi après-midi à l’avenue Habib-Bourguiba pour dire non au projet de loi qui continue à faire couler beaucoup d’encre. « manich msameh » ( je ne pardonne pas) était au rendez-vous.

La marche de protestation en plein centre de Tunis,  organisée dans le cadre de la campagne «  manich msameh », a mis en exergue, à coups de slogans,  le refus catégorique d’un collectif de nombreux activistes au sein de la société civile ainsi que des  représentants  de quelques partis politiques.

1La marche a été l’occasion  de faire le point sur la capacité d’adhésion du mouvement de refus de cette loi qui continue à faire des vagues :  le nombre des présents  en dit long sur la détermination des protestataires : le projet de loi qui a fait l’objet lors du dernier discours présidentiel d’une confirmation  catégorique de son maintien  vogue à l’évidence donne sur des courants bien contradictoires.

Par ailleurs, les organisations qui forment le comité de suivi pour la justice transitionnelle ont exprimé, lors d’une conférence de presse en fin de semaine écoulée leur refus de ce projet de loi qui, selon elles ,  est à redouter à plus d’un titre .

4Objectif donc de dénoncer les périls  qu’i fait profiler et les menaces par conséquent sur la transition démocratique. Près de 1200 activistes  du mouvement ” manich mssameh”ont participé à cette marche, selon le ministère de l’Intérieur, plus selon certains observateurs,  en signe de fin de non-recevoir de ce texte  qualifié de « blanchiment de la corruption ».

Samedi dernier, c’était une annonce d’intention. Tout porte à croire que les jours qui viennent –  lors de l’examen du projet de loi en question à l’ARP –  seront porteurs de davantage de signes d’hostilité à ce projet.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here