Moez Bouraoui: « Le processus électoral ne sera pas remis en cause »

L’ancien président de l’ATIDE (Association tunisienne pour l’intégrité et la démocratie des élections), Moez Bouraoui, a fait un état des lieux de  la démission du président de l’ISIE, Chafik Sarsar, censé  préparer la tenue des élections municipales prévues  pour décembre 2017. La grande question est de savoir quelles seront les conséquences?

M Bouraoui a répondu: “ Il n’y aura aucune conséquence quant au bon déroulement de l’instance.Cela dit, les déclarations de Chafik Sarsar, hier, à l’ARP,   accusant ses collègues de toutes les infractions, prouvent que le divorce est consommé.”.

Selon lui, la vraie crise  commence aujourd’hui. Il précise: “La question que je me  pose quelles sont les conditions:  revenir sur la méthodologie du travail au sein de l’ISIE mais  de quelle méthodologie parle-t-il ? La méthodologie est stipulée par une loi, notamment au niveau du vote au sein de l’ISIE”.

Et d’ajouter:  » Or tout le monde sait  je crois que la Tunisie est pleine de compétences, de professeurs universitaires, de juges administratifs  qui peuvent prendre les commandes. Il est vrai que cette démission a  choqué plus d’un. D’où le simulacre d’une crise, alors que dans le fond il n’y avait pas de crise, seulement des  malentendus. Il aurait suffi d’ouvrir le dialogue. Aujourd’hui, ils nous ont mis devant le fait accompli.  J’ajouterais que le processus électoral ne sera pas remis en cause ».

Il conclut:  » La seule conséquence directe qu’il pourrait y avoir, c’est le report de la date mais le processus électoral sera le même. Je pense qu’il faudrait reporter la date d’un mois ou d’un mois et demi le temps que les choses se stabilisent.  L’ARP devrait accélérer son calendrier pour  adopter le Code des collectivités locales avant les élections municipales ». 

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