La protection des sites de production est confiée à l’Armée nationale

Béji Caïd Essebsi L'Economiste Maghrébin

Le Président de la République, Béji Caïd Essebsi, s’est adressé à la nation  en ce mercredi 10 mai, depuis le Palais des congrès à Tunis. Il a dressé un état des lieux de la situation actuelle du pays, mais aussi des attentes des Tunisiens.

Il a déclaré: « Le processus de la transition démocratique est menacé. Aujourd’hui, il y a urgence de mettre un terme au chaos ambiant. Et à partir d’aujourd’hui, ce sont les forces armées  tunisiennes qui prendront la relève pour protéger les institutions publiques ainsi que les sociétés pétrolières et toute société qui participe à la croissance économique ».

Et de poursuivre: « Il y a plus de cinq ans, la production de phosphate a été suspendue. Aujourd’hui, il y a reprise des activités. D’ailleurs, on commence à avoir des indicateurs positifs, soit une augmentation de la production de 45%. Idem pour le tourisme qui reprend des couleurs, soit une augmentation de 34% du nombre des touristes, dont 31.6% en provenance d’Europe ».

Il ajoute: « Il faut placer l’intérêt national avant les intérêts partisans. Le droit cesse lorsque l’abus commence. Dans le jeu démocratique, les partis influents peuvent reculer et d’autres peuvent avancer. Ce sont les règles de la démocratie ».

Evoquant le volet des élections, il a déclaré qu’elles auront lieu aux dates prévues.  Il a réaffirmé son soutien à l’Accord de Carthage en ajoutant  »  J’appelle à l’Union nationale ».

Quant à ceux qui appellent à la désobéissance civile, M. Essebsi a déclaré : « Je ne tolère plus qu’on ne fasse pas confiance au pouvoir législatif et au processus démocratique ».

Et de préciser : « Les enjeux sont de taille. Or pour réussir, il faut unir nos forces en mettant main dans la main ». Aujourd’hui, il faut réinstaurer l’Etat de droit.  Ceux qui veulent protester devront le faire dans le cadre  de la Constitution et non en fermant les routes. Les richesses du pays  appartiennent à tout le monde et non pas  à une seule région », conclut-il.

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