Energies : le voile est levé sur les hydrocarbures

Khaled Kaddour L'Economiste Maghrébin

Suite aux campagnes de dénigrement( winou il petrole) et des chiffres erronés qui circulent, la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Héla Cheikhrouhou a tenu une conférence de presse à la Présidence du Gouvernement pour tenter de lever le voile sur la réalité du secteur pétrolier.

La ministre a fait savoir que le nombre de permis d’exploitation a considérablement chuté entre 2010 et 2016 :  52 permis ont été octroyés en 2010 contre 26 en 2016, d’où la baisse de la production.

En ce qui concerne la situation de l’exploration et la découverte jusqu’au mois d’avril 2017, la ministre a fait savoir l’existence de 25 permis qui se répartissent comme suit : un permis d’exploration, 24 permis de recherche (dont cinq octroyés en cas de force majeure). Cependant le ministère a accordé 55 incitations d’exploitation qui se répartissent comme suit : 35 en cours de production dont 28 l’ETAP y est actionnaire, 9 incitations en cours d’évaluation et de développement et 11 incitations en situation d’arrêt.

Pour ce qui est de l’évolution de la production des hydrocarbures, la ministre a fait savoir que jusqu’à la fin d’avril 2017, la production du pétrole est de l’ordre de 44 mille barils par jour après avoir atteint 67 mille barils par jour en 2011. En ce qui concerne le gaz, elle a fait savoir que jusqu’à la fin du mois d’avril, la production du gaz a enregistré une production de 5.8 million m3 par jour contre 8.1 en 2010.  Pour le GPL, la production jusqu’à fin d’avril 2017 est de l’ordre de 4,9 mille barils par jour contre 3,8 mille barils en 2011.

Toute cette production se répartît  sur un certain nombre de gouvernorats. En ce qui concerne la production de pétrole,  le gouvernorat de Tataouine assure 41% des besoins nationaux, le golfe de Sfax/Djerba/Zarzis 36% , Nabeul et Hammamet (6%), Sfax/Mahdia 10%.

Pour ce qui est de la production de gaz, les chiffres montrent que  Gabès et Sfax fournissent 68% de la production, Nabeul et Hammamet fournissent 6%, Tataouine 19% et Guébili 7% .

Parlons fiscalité !
La ministre a pris soin d’expliquer les spécificités de la fiscalité des hydrocarbures. Et de préciser que le cadre fiscal est en faveur de l’Etat. Les revenus de l’Etat (représenté par l’ETAP) atteignent entre 75 et 80% des revenus des entreprises pétrolières. Quant au cadre fiscal imposé aux entreprises pétrolières, quatre conditions, à savoir : une taxe qui varie entre 2% à 15% selon le rendement du champ, fournir 20% de la production à l’Etat à un prix préférentiel moins de 10% du prix réel, 50% de la production à titre  d’un partenariat avec l’ETAP  et une fiscalité sur les revenus  qui varie de 50 à 75% pour le pétrole et 50 à 65% pour le gaz.

La ministre a indiqué, par ailleurs, que le taux de l’indépandence  énergétique est passé de 93% en 2010 à 59%  en 2016.

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