Issam Chebbi: « Davantage de mobilisation pour contrer la corruption »

Issam Chebbi Jomhouri L'Economiste Maghrébin

Le colloque organisé dimanche 7 mai par le parti al Joumhouri sur  » La Tunisie contre la corruption » met en évidence le fait  » qu’il y a urgence à combattre ce phénomène  qui gangrène notre société  » , comme a firmé Issam Chebbi, secrétaire général du parti

Selon lui,  la corruption touche presque tous les secteurs aussi bien public que privé. Il précise: « Nous sommes face à de grands défis à relever afin d’anéantir ce fléau. Cela dit, la plus grande difficulté est de savoir comment lutter contre la corruption, mais encore comment instaurer un volet juridique ? ».

Il ajoute: « La bataille d’al joumhouri c’est celle de tous les Tunisiens, même si nous estimons que nous sommes en retard dans la lutte contre la corruption. Aujourd’hui, nous devons nous unir  et là j’en appelle à toute la classe politique qui souhaite se joindre à nous pour adopter une stratégie nationale de lutte contre la corruption ». 

Un  phénomène  qui prend de plus en plus d’ampleur  et qui « affaiblit les institutions de l’Etat », martèle-t-il tout en  poursuivant: « En toute sincérité, nous ne sommes pas satisfaits du rendement de l’accord de Carthage, qui, à mon avis, n’a pas été respecté. Il faut qu’il y ait plus de mobilisation ».

La priorité selon M. Chebbi est de lancer un appel à une coalition de partis politiques pour contrer ce phénomène et mener la guerre à la corruption. Même constat de leur  porte-parole Wassim Bouthouri. Il indique: “Aujourd’hui, c’est plus qu’un slogan que nous voulons faire passer, car il s’agit de notre combat, non seulement en tant que parti politique, mais celui des Tunisiens”.

mayajribi

Et de conclure: « En d’autres termes,  il faut une guerre nationale contre la corruption car c’est un fléau qui  détruit l’espoir des jeunes tunisiens  avec un chômage en hausse, l’absence de développement régional ».

Voilà cela fait plus de deux ans que la plupart des dossiers demeurent au stade initial. Autrement dit, la corruption est un facteur dominant de la mauvaise gouvernance et qui représente d’autant plus un obstacle à la transparence et à la bonne gestion des institutions. Il va falloir une stratégie nationale pour la combattre.  

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