Mehdi Jomaa: « Le pays a besoin de renouveau, d’une nouvelle vision »

Après le 14 janvier, un foisonnement de partis politiques a vu le jour. Mehdi Jomaa, ancien chef du gouvernement, de l’époque du  Dialogue national, s’est également laissé tenter et a créé son propre parti intitulé « l’Alternative tunisienne » ( Al Badil Ettounsi). 

« Al Badil Ettounsi ( l’Alternative tunisienne) »,  selon son fondateur, veut faire autrement la politique : »Pour ceux qui veulent s’y investir, ils doivent s’engager et doivent forcément croire au projet, nous voulons des gens qui s’engagent. Les membres fondateurs que vous voyez, croient fermement à cet engagement.”

Pourquoi maintenant, pense-t-il que ses prédécesseurs ont échoué ? « Notre objectif est de rééquilibrer le paysage politique mais aussi parce que nous avons une vision« , a-t-il répondu.

Et de poursuivre: “ Après l’indépendance, la Tunisie a misé sur le capital humain, la matière grise et c’est ce dont on a besoin aujourd’hui. Nous sommes tous issus d’une classe moyenne et avons fait nos études dans les écoles publiques.  Nous voyons la Tunisie comme un hub entre l’Afrique et l’Europe. L’Union européenne est confrontée au  vieillissement démographique contrairement à  l’Afrique où  il y aura une poussée démographique. Tout comme il y aura des flux industriels migratoires et financiers. Aujourd’hui, il est important pour nous de saisir les opportunités une fois que nous avons compris quels sont les enjeux géopolitiques et tiré  profit de ce qui nous intéresse aussi bien sur le plan politique qu’ économique. A partir de là, nous réussirons  notre transition économique et nous sommes capables de le faire”.

S’agissant du financement du parti, M. Jomâa a affirmé qu’il sera conforme à la réglementation en vigueur, a-t-il répondu. 

De son côté,  Sana Ghenima, membre fondateur du parti souligne: «  Nous sommes dans un processus s’inscrivant dans un projet global qui se veut transformateur pour le pays, nous croyons en la nouvelle Tunisie. Les Tunisiens aspirent à de nouveaux modèles de développement, à une meilleure qualité de la vie. Mais plus que jamais, nous avons besoin de réunir les forces tunisiennes et d’agir selon une vision, à travers un plan, une stratégie qui vont aboutir à des résultats concrets sur le moyen et long terme pour avoir un avenir meilleur pour nos enfants et nos générations futures. C’est pourquoi j’en appelle aux jeunes et aux femmes, ensemble nous pouvons construire une nouvelle Tunisie ». 

Jomaa Rencontré à l’issue de la conférence de presse Nidhal Ouerfalli, ancien porte-parole du gouvernement Mehdi Jomaâ,  abonde dans le même sens : «  Par rapport à d’autres, nous ne sommes pas dans le cadre d’une dynamique négative, c’est à dire nous ne dénigrons personne« . Il précise: “Notre projet est un projet d’inclusion de co-construction avec des programmes, des orientations. Il est temps aujourd’hui de renouer avec la confiance, motiver, dynamiser notre population pour créer le meilleur pour notre Tunisie”.

Le projet « Al Badil Ettounsi » comment se  définit-il ?

 » L’idée de départ n’émane pas d’une décision personnelle mais plutôt une décision mûrement réfléchie sur comment faire de la politique autrement. Nous ne sommes ni de droite ni de gauche, nous n’aspirons qu’à construire un projet pour le pays« ,  répond-il.

Présent Mustapha Kamel Nabli, ex-gouverneur de la Banque centrale et président du Think tank Nabes, a fait savoir que  le pays a besoin d’une initiative de ce genre, en précisant: “Nous voulons savoir comment ça va fonctionner, quel est le programme proposé et si nous trouvons une initiative qui répond à nos interrogations, à notre manière de faire, oui pourquoi pas nous serons de la partie. Vous savez, créer un parti est  un long  processus ”.

A ce jour, ils sont plusieurs partis politiques à se battre pour accéder au pouvoir, ou imposer un projet, une vision pour une Tunisie meilleure moderne incluant aussi bien les femmes que les jeunes. Reste à savoir, celui-ci saura-t-il convaincre et attirer vers lui les foules? Attendons voir.

Les membres fondateurs d’Al Badil Ettounsi sont : Mohamed Amine Nahali, Emna Kallel, Louay Chebbi, Neila Chaâbane, Ridha Abdelahidh, Mounir Tlili, Hedi Belarbi, Sana Ghenima, Aziz Majoul, Emna Krichen, Mohamed Ali Toumi, Taoufik Jelassi, Lotfi Seibi et Nidhal Ouerfelli.

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