Une pensée pour elle

La Foire du livre, événement majuscule  dans le vrai sens du terme, vient d’ouvrir ses portes. Intervenant sur fond de crise économique, elle est venue  à sa manière nous rappeler que dans la foulée des événements pressés de notre quotidien nous n’avons pas perdu les bons réflexes.

Voici une des échéances qui nous a toujours  fait plaisir et qui, chaque fois, suscite en nous  les mêmes convoitises. Etudiants déjà  en ces moments où les fonds  manquaient le plus, la foire a toujours su battre la mesure d’une découverte sans cesse renouvelée. C’était le rendez-vous par excellence des bandes de copains, des groupes d’aventuriers du savoir et des fans du livre.

C’était une fiesta que nous chérissions d’année en année. Aujourd’hui encore et malgré la tristesse du moment, elle  continue de nous tenter. Peut-être pas avec le même engouement  mais elle ne passe pas  sans bruit.

Les temps ont changé, les contraintes  et les soucis aussi. Situation économique oblige, la foire du livre comme formule magique des belles époques ne réveille plus les mêmes tentations. C’est ce qui explique assurément  le fait que la publicité qui lui a été cette année faite n’a pas, pour ainsi dire, brassé large. Sans aller jusqu’à dire qu’elle est passée inaperçue, il est aisé de constater qu’elle n’a pas fait beaucoup parler d’elle.

Dommage. Une question d’alchimie peut-être ou signe d’époque. Il est probablement grand temps de revoir certaines choses en ce qui la concerne. La formule et bien d’autres facteurs.

L’essentiel étant de garder à  l’esprit et, surtout d’éviter, qu’elle ne soit une arène de pédantisme, du «  m’as-tu vu »   éculé  comme selon certains aiment à le penser.

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