Assurances: un système de couverture des catastrophes naturelles s’impose

La Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (FTUSA) organise en collaboration avec l’Union générale arabe des assurances et la Société tunisienne de réassurance (Tunis Ré), le 14ème rendez-vous de Carthage d’assurances et de réassurances, et ce, les 27 et 28 mars 2017 à Tunis.

Ayant pour thème : «Le rôle du secteur des assurances dans la couverture des catastrophes naturelles et du changement climatique», cette rencontre vise à identifier les opportunités d’assurances offertes sur les marchés arabe et international pour établir de nouvelles relations commerciales et consolider les relations existantes.

A l’ouverture de la première journée, Lamia Zribi, ministre des Finances, a annoncé que cette rencontre constitue une occasion pour démontrer le rôle du secteur des assurances et de réassurances dans la couverture des catastrophes naturelles et du changement climatique. Ces derniers qui ont plusieurs impacts négatifs, exigeant des solutions fiables.

Et d’ajouter qu’il s’agit d’un défi à relever, imposant une étude stratégique d’évaluation et de maîtrise de ces impacts s’inscrivant dans le cadre d’une approche participative.

Mme Zribi a fait savoir, dans ce sens, que plusieurs études, élaborées partout dans le monde, ont démontré que les catastrophes naturelles seront de plus en plus inquiétantes. Ceci pousse les sociétés d’assurances à réagir, et ce, via l’élaboration d’études et de stratégies à partir desquelles on peut identifier et évaluer les différentes catastrophes afin de mettre en place, par la suite, un système global de couverture.

L’objectif est de développer ce système pour qu’il devienne un produit d’assurances er de réassurances commercialisé obligatoirement.

Pour sa part, Lassaad Zarrouk, PDG de la STAR et Président de la  FTUSA, a affirmé, dans une déclaration à leconomistemaghrébin.com,  que  cette manifestation biannuelle s’inscrit cette année dans le cadre des préoccupations internationales à propos des changements climatiques et leurs effets sur les activités économiques et des questions du développement durable.

Vu que les changements climatiques et les catastrophes naturelles touchent tout le monde, notamment l’Afrique du Nord et plus précisément la Tunisie,  M. Zarrouk  a estimé qu’il est temps de se préparer pour faire face à ses impacts négatifs. A cet égard, le secteur des assurances et de réassurances peut jouer un rôle important, et ce, en diminuant le coût matériel de ces dangers.

Pour ce faire, le responsable a souligné que les parties prenantes sont en phase de tirer profit des expériences étrangères dans le but de mettre en place les grands axes d’un système global, qui a été déjà mis en œuvre en Algérie et au Maroc. Sachant que l’étude  stratégique, qui a été lancée depuis 2014, est déjà finalisée dans l’attente de se mettre autour d’une table pour la discuter et l’adopter.

M. Zarrouk a rappelé que les résultats du rapport de la Banque Mondiale, qui date de 2014, ont dévoilé que durant les trente dernières années, le coût des catastrophes naturelles dans le monde est de 20 milliards de dollars. Pour la Tunisie, ce coût a atteint 1,8 milliard de dollars.

Ainsi, le nombre des personnes touchées par ces dangers  atteint les 40 millions. Quant au nombre des catastrophes, la BM a démontré qu’il est de l’ordre de 120 entre 2008 et 2013, soit un coût de 1 milliard de dollars par an.

De son côté, Lamia Ben Mahmoud, PDG de Tunis Ré, nous a précisé que le rôle du secteur des assurances et réassurances est très important dans la diminution des effets provenant des dangers naturels.

Et pourtant,  la Tunisie ne dispose pas de système global clair pour intervenir dans ce sens.  Ce système s’impose à ce jour, notamment, avec les changements internationaux. Notant que l’étude de quantification  élaborée récemment  a démontré que la Tunisie est touchée par les dangers naturels, notamment les inondations. Ces dernières ont coûté à l’Etat tunisien 45 MDt de pertes économiques en 2012.

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