Les commerçants de prêt-à-porter en colère : une désobéissance civile fiscale n’est pas à exclure

La désobéissance civile fiscale n’est pas exclue si les autorités ne trouvent pas une solution pour l’étalage anarchique  qui met en danger  les activités des commerçants du prêt-à-porter, nous confie  Abdelmonem Fitouri, membre du bureau exécutif de l’Union régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de Tunis.

Dans le même contexte, il a fait savoir que les commerçants tous secteurs confondus ne peuvent plus supporter les problèmes causés par l’étalage anarchique. Pour lui, il s’agit à la fois d’une concurrence déloyale et un manque à gagner que ce soit pour l’Etat et pour les commerçants. «  Tous les secteurs ont été touchés à cause de l’économie informelle et cela ne concerne pas uniquement le secteur du prêt-à- porter », regrette-t-il.

Pour lui, les commerçants ont attendu  avec patience la mise en place d’espaces aménagés pour les commerçant ambulants «  mais ce qui se passe actuellement, c’est que les commerçants ambulants refusent de rejoindre ces espaces », proteste-t-il.

Il a fait savoir qu’il est prévu d’entamer une journée de grève en date du 28 mars, en signe de protestation contre la situation. Par ailleurs, il n’a pas exclu le fait de prolonger la grève et même de passer à une désobéissance fiscale si les autorités ne mettent pas en place une solution pour cette situation.  Ce qui complique le problème, c’est l’engouement d’une certaine catégorie de consommateurs pour les produits de la contrebande en dépit de ses effets nocifs.

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