Réconciliation nationale dans le vif du sujet

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Incontestablement l’initiative du Président de la République Béji Caïd Essebsi à propos de la réconciliation nationale a jeté un pavé dans la mare. Pour certains, évoquer ce sujet c’est en fait parler d’amnistie générale, alors que pour  d’autres, il s’agit d’un processus qui épouse parfaitement l’esprit de la justice transitionnelle.

Pour Souhail Alouini, député du parti Machrou3 Tounes,  ce projet de loi entend avant tout créer un climat de confiance en Tunisie. Il précise:  » Notre administration est timorée,  aucun responsable administratif ne veut prendre une décision qui l’engage de peur de devoir rendre des comptes plus tard. De plus, il est impératif de faire redémarrer la machine économique si on veut de la croissance. A quoi bon avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête quand on peut s’en passer ? ». 

Et de poursuivre: « Il faut donc recréer une dynamique de reprise de travail, une dynamique qui va permettre de créer de l’emploi, même si la situation est déjà difficile. A mon avis,  il faut briser ce climat de suspicion qui perdure depuis six ans ». D’après lui, le processus de justice transitionnelle reste en vigueur et personne ne prétend le remettre  en cause,  même si l’on ne peut s’empêcher de se demander comment va se dépêtrer l’IVD avec 65000 dossiers à traiter ? « Cela risque de prendre des années », ajoute-t-il.

Pour sa part, Jilani Hammami, député du Front populaire :  » Le système du RCD est de nouveau remis en marche. Je pense qu’il s’agit d’un faux débat  vu que les corrompus de l’ancien régime ont déjà été récupérés  et à présent on veut les intégrer dans le processus de la justice transitionnelle ». 

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